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Rocky

Rocky, le chien qui terrorise les punaises de lit

Rocky détecte les insectes en sentant leurs phéromones

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Il ne pèse qu’une quinzaine de livres et tient dans un sac à main. Pourtant Rocky pourrait devenir le cauchemar des punaises de lit de Montréal. Ce chien de race Jack Russel est spécialement entraîné à détecter ces insectes pour mieux les exterminer.

Il ne pèse qu’une quinzaine de livres et tient dans un sac à main. Pourtant Rocky pourrait devenir le cauchemar des punaises de lit de Montréal. Ce chien de race Jack Russel est spécialement entraîné à détecter ces insectes pour mieux les exterminer.

«Il sent leurs phéromones», précise son maître-chien, Laurent Souchon, qui travaille pour la compagnie Axon Extermination.

Ce dernier est parti chercher la bête la semaine dernière en Floride chez Bill Whistine, une sommité dans le monde de la détection canine des punaises de lit.

L’entreprise a investi 12 000 $ pour s’offrir les services de cet animal de trois ans, déjà formé.

Athlète de haut niveau

Rocky ne renifle pas les punaises de lit pour la douceur de leur parfum. C’est parce qu’il sait qu’il obtiendra une récompense s’il les repère.

«Pour lui, c’est un jeu. Je lui donne des croquettes, mais quand il a moins faim, pour qu’il reste à 100 % motivé, je sors des petites saucisses, des morceaux de foie ou de fromage», raconte le maître-chien.

Il veille aussi à ce que son animal n’engraisse pas, afin de maintenir sa faim et sa motivation intactes.

«Rocky, c’est comme un athlète de haut niveau. Et il faut aussi qu’il s’entraîne tous les jours».

Laurent Souchon emmène régulièrement son chien chez des amis qui acceptent de cacher des tubes contenant des punaises de lit. «C’est des chums, ils ont confiance. En général, les copines sont moins d’accord», sourit le maître-chien.

Arrivé dans un logement, Rocky active immédiatement sa truffe et ne met que quelques minutes à sentir l’odeur des punaises de lit.

«Quand il se pose à un endroit, c’est qu’il y en a dans un rayon de 30 centimètres», annonce le maître-chien.

Laurent Souchon entraîne aussi son chien à travailler dans des conditions variées: avec plus ou moins d’humidité, des courants d’air, différents types de logement...

«Par exemple, il aime les enfants, alors c’est plus difficile de se concentrer pour lui quand il y en a. Il apprend aussi à renifler la tête des lits sans monter dessus, parce que des clients n’aiment pas ça.»

Presque infaillible

À peine une poignée d’entreprises québécoises proposent ce service de détection canine. «C’est sûr, c’est la solution ultime. Le chien est fiable à 90, 95 % des cas. Mais il faut être prêt à payer quelqu’un qui s’occupe à temps plein de son chien», souligne Mario Lavigne, propriétaire de PK-9 Chiens de détection.

«Et le marché québécois, ce n’est pas les États-Unis», dit celui qui prépare ses chiens avec une formation de 450 heures en cinq mois.

«Et former l’humain, ça prend plus de temps que former le chien», résume-t-il. «Ils doivent apprendre à travailler ensemble. Pour le chien, c’est un jeu de cachette. Son maître doit l’orienter et être à l’écoute.»

Steeve Lemieux, propriétaire d’Axon Extermination, considère cependant que «l’investissement vaut le coup. On ne peut pas aller partout avec le repérage visuel.»

Une étude de l’Université de Floride a estimé à 98 % le taux de réussite d’une détection canine, contre 30 % pour celui d’une détection visuelle par un technicien.

«Cette semaine, Rocky ne s’est pas trompé une fois en cinq inspections», ajoute Steeve Lemieux.

Une inspection canine coûte entre 200 et 300 $, selon les compagnies et la taille des logements.

 

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