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Manny Malhotra

Manny Malhotra: de souche québécoise

Manny Malhotra
Le Journal de Montréal
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L’histoire de Manny Malhotra, une récente acquisition du Canadien, est tout sauf...banale.

L’histoire de Manny Malhotra, une récente acquisition du Canadien, est tout sauf...banale.

Le vétéran joueur de centre à caractère défensif n’était pas prédestiné à jouer dans la Ligue nationale de hockey, surtout lorsqu’on pense que ses parents étaient tous deux biochimistes!

Son père, Shadi Malhotra, a vu le jour en Inde, où il a obtenu son doctorat avant de se retrouver à Québec, pour faire de la recherche à l’Université Laval. C’était au début des années 1970.

C’est à cet endroit qu’il a rencontré une jeune femme originaire de Lévis, Lise Carrier, qui étudiait elle aussi pour obtenir son doctorat en biochimie.

Shadi l’a épousée en 1971, à la chapelle de l’Université Laval. Le couple a vécu durant quelques années à Québec avant de déménager en 1979 à Mississauga, en Ontario, où de meilleurs emplois leur ont été offerts.

Le français, une priorité

Le dernier de leurs quatre enfants (ils ont trois garçons et une fille) est Emmanuel, qu’on prénomme Manny dans la LNH. Il est né le 18 mai 1980 à Mississauga mais le fait d’avoir grandi en Ontario ne l’a pas empêché d’apprendre à parler un bon français.

«À la maison, j’ai toujours insisté pour que nos enfants parlent les deux langues», explique fièrement Lise Carrier au téléphone.

«On a de la famille autant à Montréal qu’à Québec et Emmanuel a toujours eu du plaisir à parler en français avec ses cousins, ses oncles et ses tantes.

«Il adorait visiter la famille l’été au Québec. Il a bien hâte de jouer pour le Canadien, qui a toujours été mon équipe préférée, soit dit en passant.»

Un très bon étudiant

On aurait pu croire que les parents de Manny Malhotra, avec leur emploi de chimiste, auraient insisté pour diriger tous leurs enfants vers des études supérieures.

«C’est vrai qu’on accordait beaucoup d’importance aux études et les trois autres enfants sont des diplômés universitaires, raconte la maman. Emmanuel excellait à l’école.

«Il a d’ailleurs obtenu, en 1998, le trophée Bobby Smith remis au joueur de la Ligue junior majeure de l’Ontario ayant obtenu les meilleurs résultats académiques, tout en excellant sur la patinoire.

«J’aurais aimé qu’il poursuive ses études, avoue-t-elle. Il avait toutefois beaucoup de talent sur le plan athlétique. Alors, on lui a laissé le choix de faire ce qu’il aimait le plus dans la vie.»

L’Influence de Bobby Orr

Manny Malhotra a commencé à patiner vers l’âge de six ans. Dès son jeune âge, les entraîneurs trouvaient qu’il avait l’étoffe pour aller loin.

«Il avait 16 ans lorsqu’on a reçu la visite à la maison d’un ancien joueur étoile devenu agent, nul autre que Bobby Orr, relate Lise. Ce dernier a su nous convaincre que notre fils cadet avait le potentiel pour jouer dans la LNH. On a donc dit à Emmanuel:«Vas-y, si c’est ce que tu désires le plus».

«Il s’est donc retrouvé avec le Storm de Guelph. On se tapait régulièrement le trajet Mississauga-Guelph pour aller le reconduire aux entraînements et aux matchs. C’était de gros sacrifices pour toute la famille, mais nous sommes tellement fiers de ce qu’il a accompli dans la LNH», raconte celle qui est aujourd’hui à la retraite, tout comme son mari.

  • Manny Malhotra est le beau-frère de Steve Nash, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la NBA. Son épouse Joann et lui sont les parents de trois garçons.
  • Il est le deuxième joueur d’origine indienne à jouer dans la LNH après Robin Bawa. Ce dernier a disputé 61 matchs dans la LNH au début des années 1990.
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