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Grand Splash

Plus de 100 personnes sautent dans le fleuve Saint-Laurent

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La qualité de l'eau n'est plus un obstacle pour développer de meilleurs accès au fleuve et à ses berges, estiment les quelque 200 participants du Grand Splash organisé au quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

Les baigneurs urbains ont plongé mardi matin dans les eaux du Saint-Laurent pour demander que les choses bougent alors que l'événement en est déjà à sa onzième année.

«On a la chance d'avoir le fleuve juste à côté et on ne peut pas en profiter. C'est dommage, surtout quand tu vois qu'on aménage une plage au quai de l'Horloge et que tu ne peux même pas bénéficier de l'eau», a expliqué Marie-Ève Landry, qui prend part à l'événement depuis les cinq dernières années.

Pour en avoir le cœur net, la journaliste du 24 h a elle-même pris part à l'événement et a trouvé la baignade dans le fleuve plutôt agréable.

«Si on nous permettait tout l'été de nous baigner, je viendrais tous les jours», a confié une femme qui travaille au centre-ville.

Une réappropriation tranquille

L'événement, qui est le fruit d'une initiative citoyenne, attire aussi la classe politique. Chantal Rouleau, aujourd'hui responsable de l'eau au comité exécutif de la Ville de Montréal, participe à l’événement depuis ses débuts. Bien qu'elle admette que cette réappropriation se fasse lentement, elle estime que la volonté politique est bel et bien présente pour faire avancer ce projet.

Elle indique que 2017, année du 375e anniversaire de Montréal, est une cible pour la réalisation de plusieurs initiatives de mise en valeur du fleuve.

«Il y a la plage de l'Est prévue pour 2016 et on espère en voir d'autres d'ici 2017», a-t-elle précisé.

Parmi les autres vétérans participants à l'événement, on trouvait aussi Richard Bergeron, chef de l'opposition officielle à la Ville, qui soutient qu'il manque encore de volonté dans l'actuelle administration.

«C'est la sixième année que je participe et j'espère ne pas revenir encore autant de fois. L'eau autour de Montréal est propre, elle est saine et on peut profiter des plaisirs de l'eau 120 jours par année à partir du moment où on le voudra», a-t-il assuré.

Selon lui, plus rien n'empêche le développement et le réaménagement des berges de la métropole.

«Il faut qu'on prenne des décisions, qu'on investisse dans nos berges sinon le public continue à voir l'événement se répéter sans que les choses changent. On leur dit que l'eau est conforme, mais on ne fait rien pour ouvrir l'accès, c'est contradictoire», a-t-il dit.

«Chaque année le nombre de participants augmente, je pense que le message est clair», a pour sa part constaté Pierre Lussier, membre du comité Montréal baignade et président du Jour de la Terre.

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