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Ex-Vice-président SNC-Lavalin

Un fraudeur présumé se terre en Égypte

L’ancien haut cadre de SNC-Lavalin recherché par la police tente d’avoir accès à ses REER québécois

Luxueuse villa
Photo Facebook La nouvelle luxueuse villa à 1,7 million $ de Sami Bébawi en Égypte, décorée par l’architecte parisien Rêny.

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Sami Bebawi, un ancien haut dirigeant de SNC-Lavalin recherché par la GRC dans une vaste affaire de fraude, de blanchiment d’argent et de pots de vins, serait présentement au Caire, en Égypte, où il possèderait une luxueuse nouvelle villa qui vaudrait 1,7 million $, a appris notre Bureau d’enquête.

Sami Bebawi, un ancien haut dirigeant de SNC-Lavalin recherché par la GRC dans une vaste affaire de fraude, de blanchiment d’argent et de pots de vins, serait présentement au Caire, en Égypte, où il possèderait une luxueuse nouvelle villa qui vaudrait 1,7 million $, a appris notre Bureau d’enquête.

M. Bebawi, 68 ans, est un ingénieur retraité et ex-vice-président exécutif de la division construction de SNC-Lavalin.

La GRC a déposé des accusations de fraude et de corruption d’un agent public à l’étranger contre lui et un autre cadre de SNC-Lavalin en décembre dernier.

Selon la police, M. Bebawi aurait touché 26,5 millions $ provenant d’une vaste fraude présumée aux ramifications internationales impliquant des pots de vin et l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011.

Ne sachant pas où se trouvait Bebawi, les autorités canadiennes ont lancé un mandat d’arrestation contre lui le 31 janvier dernier.

Accès à ses REER

Nous avons appris que M. Bebawi a fait surface cette semaine quand ses avocats ont déposé une poursuite civile à Montréal contre une filiale de la Banque CIBC.

Il tente de forcer la CIBC à lui donner accès à son régime enregistré d'épargne-retraite (REER), un compte qu’il gère lui-même depuis 25 ans.

Bebawi prétend que ses accès en ligne sont aujourd’hui bloqués, même si son compte ne ferait pas l’objet d’une ordonnance de blocage lié aux enquêtes criminelles qui le visent, selon une déclaration qu’il aurait signée à partir du Caire.

Un juge de la Cour Supérieur à Montréal a décidé lundi qu’il ne s’agissait pas d’un cas urgent et a refusé d’émettre une ordonnance d’urgence.

Ni la banque CIBC, ni l’avocat de Bebawi n’ont voulu commenter le litige, qui se poursuivra donc en août.

Nouvelle villa

M. Bebawi n’a pas donné d’adresse au Caire dans sa déclaration.

Toutefois, nous l’avons rapidement trouvé sur le Facebook de Rêny, son architecte-designer-décorateur parisien.

Ce dernier vante la nouvelle villa de M. Bebawi (voir photos) et l’implication personnelle de l’ingénieur recherché par la police dans son projet de villa de 3 étages qui vaut 1,7 million $.


* En mai 2013, des ordonnances de blocage avaient été émises contre trois propriétés appartenant aux enfants de Sami Bebawi à Montréal, Saint-Lambert et un condominium de 1 million $ en Floride.

 

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