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Panais sauvage

Famille brûlée par une plante toxique

Des résidents de Donnacona ont eu une mauvaise surprise après avoir coupé des herbes sur leur terrain

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Sévèrement brûlés à la suite d’une opération de défrichage, les membres d’une famille de Donnacona ont appris que du panais sauvage, une plante hautement toxique de plus en plus répandue au Québec, a pris racine sur leur terrain.

Lors d’un week-end du mois de juillet, les quatre membres de la famille se sont rendus sur la rue Lortie, où se trouve leur terrain et où ils comptent faire construire une maison. Ils souhaitaient y couper les herbes devenues trop envahissantes. Armé d’un taille-bordure, le père s’est activé sous un soleil de plomb pendant que sa conjointe et ses enfants disposaient des végétaux.

«Le lundi, mon conjoint a commencé à avoir de petites réactions. Ça picotait. Puis, de grosses cloques d’eau sont apparues sur ses bras et ses jambes avec une intense sensation de brûlure», a confié Mme Boutet, qui préfère taire son prénom.

Diagnostic ardu

Le lendemain, leur petit garçon a subi le même sort. «Il en a eu sur les jambes. On a été à l’hôpital deux jours et le médecin ne savait pas ce que c’était. Il nous a dit que ça pouvait être de l’herbe à poux ou de l’impétigo.»

Doutant du diagnostic, Mme Boutet a fait des recherches sur Internet et elle a déniché de l’information à propos du panais sauvage, un dérivé de la berce du Caucase. «Je trouvais que ça ressemblait à ce que j’avais vu sur le terrain. Je me suis rendu compte que la sève est toxique et que la toxicité est pratiquement triplée lorsqu’on coupe la plante au gros soleil. Il se crée une réaction chimique et ça brûle la peau au deuxième degré.»

Omniprésence

Afin de soulager les brûlures, Mme Boutet a appliqué de l’onguent et des pansements avant de contacter la Ville de Donnacona. «On m’a dit qu’ils ont traité près des chemins de fer et qu’il y en avait près des berges dans le secteur des Écureuils. Sur la rue Lortie, c’était la première fois. […] Disons qu’on ne touchera plus jamais à ça, on va le faire faire!»

Le directeur des travaux publics a confirmé les propos de Mme Boutet. Toutefois, Le Journal lui a révélé la présence du panais sauvage à plusieurs autres endroits, dont en bordure de la route 138. «Je suis allé vérifier et, effectivement, il y en a énormément. Je ne sais pas si c’est pire cette année, mais avant, je ne connaissais pas ça, alors je ne les remarquais peut-être pas», a fait valoir Marc Hébert, ajoutant que la Ville n’intervient que sur les terrains qui lui appartiennent.

 

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