/lifestyle/food
Navigation
Saveurs d’ici

La santé par le miso

Mise en page 1
photo Le journal de montréal, mATHIEU TURBIDE

Coup d'oeil sur cet article

Quelle étrange idée que de se lancer, au pays du sirop d’érable, dans la fabrication du miso, cette pâte fermentée au goût salé à haute teneur en protéines, consommée quotidiennement par 75 % des Japonais.

Quelle étrange idée que de se lancer, au pays du sirop d’érable, dans la fabrication du miso, cette pâte fermentée au goût salé à haute teneur en protéines, consommée quotidiennement par 75 % des Japonais.

«Il fallait être un peu fous», conviennent Suzanne Dionne et Gilbert Boulay, propriétaires des Aliments Massawippi dans les Cantons de l’Est.

Lorsqu’ils ont commencé à vendre leurs produits au Québec, au début des années 2000, pratiquement personne, hormis les Asiatiques, ne savait quoi en faire. Mais Suzanne et Gilbert ont tenu bon, motivés par le désir de contribuer à l’amélioration de la santé et de la vitalité des Québécois.

«Dans un monde où la malbouffe fait ses ravages dans tout l’Occident, le miso non pasteurisé peut faire contrepoids en apportant plus de vie aux aliments quotidiens», écrit Suzanne dans son livre de recettes consacré au miso.

Diplômée en technologie des aliments et en chimie alimentaire, elle a découvert les vertus de cette pâte de soya fermentée lors d’un séjour en Afrique centrale. Son conjoint et elle y travail­laient comme volontaires pour Oxfam.

Pendant que Gilbert, un ex-ingénieur forestier, faisait du reboisement, elle travaillait dans des centres nutritionnels et des hôpitaux.

«Suzanne a sauvé la vie de dizaines d’enfants sous-alimentés en les nourrissant avec du lait de soya enrichi. En un mois, elle a vidé l’hôpital», raconte Gilbert.

La population locale cultivait le soya, mais personne ne savait quoi en faire. Suzanne a fait ses recherches et mis sur pied de petites entreprises de transformation alimentaire pour aider la population à mieux se nourrir.

Bienfaits

Le miso a particulièrement retenu son attention. «Les Japonais l’étudient depuis 50 ans, souligne-t-elle. Après l’explosion de la bombe nucléaire, un médecin japonais a montré que les plus grands consommateurs de miso résistaient mieux à l’effet dévastateur des radiations.»

Le miso non pasteurisé, qu’ils sont les seuls à fabriquer au Québec, contient des enzymes qui facilitent la digestion et favorisent l’élimination des toxines. Sa consommation quotidienne contribuerait à réduire l’acidité, les ulcères, les intolérances et les allergies alimentaires. Plusieurs études réalisées au Japon et aux États-Unis ont également permis de montrer les propriétés anticancérogènes du miso.

Pour une santé optimale, suggèrent Suzanne et Gilbert, il faudrait arriver à troquer notre café du matin pour un bol de miso fumant, comme le font les Japonais. Dans son livre de recettes, elle propose toute une série de recettes pour ajouter le miso à notre alimentation.

On trouve les produits des Aliments Massawippi dans la plupart des magasins d’alimentation naturelle du Québec ainsi que dans plusieurs magasins Métro et Loblaw.

 

Commentaires