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Technologie | MIlieu scolaire

Explosion du nombre de tablettes numériques à l’école

« Si on ne montre pas à l’élève à faire autre chose que de socialiser et jouer sur une tablette, c’est raté. »

Les tablettes à l'école
Photo Isabelle Maher Yannick Lebeau ne voit que des avantages à l’utilisation de la tablette numérique dans un contexte scolaire. Son fils Étienne âgé de 13 ans est parmi les premières cohortes d’élèves à avoir fait le virage lors de son entrée en première secondaire l’an dernier.

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À la prochaine rentrée, quelque 70 000 jeunes Québécois auront accès à la tablette numérique en tout temps à l’école. C’est sept fois plus qu’il y a deux ans et le grand défi des enseignants est désormais de convaincre leurs élèves que le coûteux objet n’est pas un jouet.

À la prochaine rentrée, quelque 70 000 jeunes Québécois auront accès à la tablette numérique en tout temps à l’école. C’est sept fois plus qu’il y a deux ans et le grand défi des enseignants est désormais de convaincre leurs élèves que le coûteux objet n’est pas un jouet.

«C’est la première fois de l’humanité que l’on donne autant de puissance à l’apprentissage.» Michelle Sarazin résume ainsi l’arrivée de la tablette numérique à l’école. Une révolution, rien de moins, affirme la directrice des services pédagogiques au Collège Jean-Eudes.

En 2012, l’établissement de 1800 élèves a été parmi les premiers à imposer aux jeunes et aux enseignants l’utilisation de la tablette en classe. Deux ans plus tard, l’expérience est plus que concluante, elle est «grisante», lance-t-elle.

«On ne reviendrait jamais en arrière, impossible! Nous avons dynamisé nos méthodes. Ça nous a forcés à être plus créatifs et ça a créé une effervescence pédagogique. C’est pour nous un second souffle», explique Madame Sarazin.

Selon des données très conservatrices, au Québec, environ 70 000 jeunes du primaire et du secondaire possèdent en tout temps une tablette pour l’école, qu’elle soit publique ou privée.

Ajoutons à ce nombre 60 000 élèves qui se partagent l’outil en classe, affirme Thierry Karsenti. Ce spécialiste de l’étude de l’utilisation des Technologies de l’information et des communications en éducation est un ardent défenseur de leur utilisation en classe.

«Si on ne montre pas à l’élève à faire autre chose que de socialiser et jouer sur une tablette, c’est raté. Les enseignants nous disent que c’est un défi de chaque instant», ajoute le professeur de l’Université de Montréal.

Un investissement coûteux

Étienne Lebeau a 13 ans et possède un Ipad depuis son entrée au Collège Jean-Eudes l’an dernier. L’étudiant de deuxième secondaire ne reviendrait pas lui non plus en arrière.

«C’est plus rapide pour écrire, plus facile que le papier pour effacer. Je cherche cinq fois plus de mots dans le dictionnaire. Je peux agrandir les lettres des livres que je lis. Je traîne moins de livres dans mon sac. Tout est à la même place», décrit-il.

Les parents d’Étienne ont dû débourser environ 800­­­­­­ $ pour offrir l’outil technologique à leur enfant. C’est beaucoup d’argent, mais un bon investissement, croit son père.

«Combien vaut un enfant motivé à l’école? Un enfant qu’on a plus à pousser dans le dos pour qu’il fasse ses devoirs? La tablette est un catalyseur, ils veulent le découvrir et le maîtriser, ce qui est très positif», affirme Yannick Lebeau.

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