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Montréal

Aucune nouvelle animalerie sur le Plateau-Mont-Royal ?

Chien en cage
JMTL

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Le Plateau veut interdire l’implantation de nouvelles animaleries sur son territoire afin d’assurer un meilleur contrôle de la population animale.

Les élus de l’arrondissement ont présenté hier soir un projet de règlement visant uniquement les nouvelles animaleries qui devrait être adopté en novembre.

Mais la conseillère Christine Gosselin a fait savoir que le conseil songe à imiter la Ville de Toronto, qui autorise l’adoption d’animaux seulement dans les refuges.

«Le but est d’assurer un meilleur contrôle des animaux. On veut réduire les achats spontanés qui mènent à de nombreux abandons chaque année», explique Mme Gosselin.

Les animaleries existantes ne sont donc pas nécessairement à l'abri.

«La commission de l'urbanisme nous recommande d'aller vers un modèle comme Toronto. (...) L'étau va se resserrer», ajoute-t-elle.

Pas les seuls

L'arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie interdit déjà l’ouverture de nouvelles animaleries sur son territoire. À Verdun, ces commerces sont toujours les bienvenus, mais les animaux vendus doivent être stérilisés.

Dans l’arrondissement du Plateau, il y a au moins six animaleries, mais seulement la moitié d’entre elles vendent des animaux.

Certains font déjà affaire avec des refuges pour l’adoption et ne vendent que de la nourriture et des articles pour les petits compagnons.

«C’est une façon sans doute de diminuer le nombre d’animaux abandonnés, ce qui n’est pas une mauvaise chose», concède Daniel St-Pierre, gérant de l’Animalerie Chico, qui a plusieurs animaux à vendre dans son commerce.

La Société protectrice des animaux de Montréal (SPCA) se réjouit grandement de cette nouvelle, qui aidera à diminuer le nombre d’animaux errants ou abandonnés.

Les refuges débordent

«On n’a pas besoin d’animaux des animaleries qui viennent souvent d’usine à chiots ou chatons. Ils ne sont souvent pas stérilisés et ne font qu’ajouter à la surpopulation animale», explique Anita Kapuscinska, coordonnatrice aux relations médias de la SPCA.

Selon elle, cette mesure permettra par le fait même de favoriser l’adoption dans les refuges qui débordent.

«Les refuges sont déjà pleins d’animaux en santé qui attendent d’être adoptés. Ce ne sont pas que des animaux à problème, il y a des chiens et des chats abandonnés à cause de déménagement ou d’allergie, qui attendent une deuxième chance», souligne-t-elle.

En collaboration avec l'Agence QMI

 

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