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Des photos de Vogue Kids créent un malaise mondial

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Vogue Kids a créé un malaise autour du monde en publiant des photos de très jeunes filles dans des poses jugées lascives pour son édition brésilienne du mois de septembre.

Vogue Kids a créé un malaise autour du monde en publiant des photos de très jeunes filles dans des poses jugées lascives pour son édition brésilienne du mois de septembre.

«Le paradoxe est qu’on montre de telles images et qu’en même temps on montre du doigt les personnes qui ont du désir pour ces jeunes femmes», commente la psychothérapeute et sexologue Astrid Abelé. Elle explique que l’intention du magazine n’est pas mauvaise et qu’il s’agit avant tout d’une logique mercantile.

Cependant, elle ajoute qu’il est normal de désirer ce que l’on voit le plus souvent et que, par conséquent, il ne faut pas s’étonner que les femmes veuillent de plus en plus avoir l’air jeune.

Depuis hier, les commentaires fusent sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce que certains qualifient de pornographie juvénile, relançant le débat de l’hypersexualisation des enfants dans les magazines.

Le reportage photo intitulé «Ombre et eau fraîche» met en scène des fillettes en sous-vêtements dans des postures pouvant être suggestives.

«Les rédacteurs du Vogue Kids ont un sérieux manque de jugement» a tweeté @Mon_Commentaire.

«Malaise, ce sont des enfants, pas des proies», a ajouté @remyetco.

«Grand malaise dans notre équipe en voyant passer ces photos de Vogue Kids. Qu’en pensez-vous?» a lancé la publication Châtelaine.

Le magazine Vogue Paris avait aussi créé la polémique en 2011 en réalisant une série de photos de fillettes habillées en dames avec bijoux et talons hauts.

Critiques

Le journal brésilien CartaCapital a publié hier les photos litigieuses et a rapporté les propos de l’auteure Renata Corrêa, une des premières personnes à avoir critiqué publiquement le magazine.

Selon elle, «la pédophilie ne se limite pas à un gars caché derrière un ordinateur».

Mme Corrêa ajoute que «la pédophilie n’est pas un problème individuel d’un «pervers» hypothétique mais un problème collectif, une entreprise qui vend sans vergogne le corps de nos filles et de nos garçons.»

– Avec la collaboration de l’Agence QMI

 

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