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Les finances publiques et la filière éolienne

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Pendant qu'on apprend que des budgets seront amputés en éducation  , le Québec continue de perdre des millions de dollars en suivant une stratégie énergétique ruineuse. On a beaucoup parlé de l’énergie éolienne ces derniers mois, et avec raison. Si cette forme d'énergie ne compte que pour 1,47 % de toute l’électricité produite au Canada, c'est elle qui a connu la croissance la plus spectaculaire au cours des dernières années au pays. Uniquement entre 2008 et 2013, la capacité de production au pays a grimpé de 229 %, pour atteindre aujourd'hui 7803 MW. Toutefois, cette forme d’énergie se heurte à plusieurs contraintes importantes. Parmi elles : - L’énergie éolienne dépend de la puissance et de la régularité du vent. Elle est donc intermittente, variable est imprévisible. En conséquence, il est nécessaire de disposer de systèmes complémentaires de production d’électricité pour éviter toute interruption de l’offre. - Contrairement à l’énergie fossile, l’énergie éolienne n’est pas concentrée sur un lieu particulier. Son exploitation exige donc d’importantes superficies. - Les pales des éoliennes constituent des obstacles mortels pour les oiseaux et les chauves-souris. - Ceux qui résident à proximité des parcs éoliens se plaignent du bruit, des vibrations ainsi que les balises lumineuses des turbines qui nuisent à leur qualité de vie. Les gouvernements veulent développer des sources d’énergies propres et renouvelables, ce qui est tout à fait louable. Par contre, ils doivent subventionner de façon importante cette filière qui n’est pas compétitive avec les autres formes d’énergie sur le plan des coûts. Au Québec, Hydro-Québec subventionne indirectement la filière éolienne à hauteur d’environ 700 millions de dollars annuellement. Les contribuables payent C'est ici que le bât blesse particulièrement. Le coût total des nouveaux projets éoliens — lorsqu'on inclut l'intégration au réseau, le transport et la distribution — avoisine les 14 ¢ par kilowatt-heure effectivement vendu, selon les calculs que nous avons effectués à l’IEDM, alors que le prix de vente se situe à environ 5,8 ¢! Tout ça dans un contexte où Hydro-Québec est en situation de surplus d'énergie. Cela signifie que chaque fois qu’Hydro-Québec achète un kilowatt-heure éolien, la société d’État y perd plus de 8 ¢. Et comme le gouvernement la contraint à acheter toute la production, les coûts d’exploitation d’Hydro-Québec augmentent et sont refilés à tous les consommateurs d’électricité , c’est-à-dire vous et moi. Tout comme nous, le journaliste Francis Vailles s’est demandé combien d'argent les Québécois perdent avec les énormes surplus d'électricité d'Hydro-Québec, il y a quelques semaines. Il arrive à des résultats similaires. Selon lui, depuis le milieu des années 2000, les surplus d'Hydro-Québec, engendrés notamment par les éoliennes, ont coûté 4 milliards aux consommateurs québécois. D'ici 8 ans, ce sera le double. Autrement dit, écrit-il, les consommateurs québécois paieront entre 680 millions et 1,2 milliard par année d'ici 2021 pour acheter la coûteuse énergie des éoliennes plutôt qu'en misant sur la grande quantité d'électricité disponible à bon prix. Un résultat très proche du nôtre. En cette ère de révision des dépenses du gouvernement, celui-ci devrait se pencher sur cette coûteuse politique et la remettre en question. Le ministre des Ressources naturelles a annoncé son intention de repenser la filière éolienne pour l’avenir . Cette réflexion, espérons-le, devrait aboutir à la fin des subventions ruineuses et inutiles d’une énergie qui n’a pas que des avantages.

5 commentaire(s)

Marie dit :
15 septembre 2014 à 18 h 43 min

Espérons que les responsables respecteront les payeurs de taxes et qu'ils prendront les bonnes décisions. C'est parfois vraiment difficile de faire la part des choses compte tenu de toutes sortes d'informations contradictoires. Selon votre texte, il ne devrait pas y avoir plus de discussions sur le sujet; le GBS est évident.

Platoon 74 dit :
15 septembre 2014 à 21 h 54 min

Québécois en cette période d'austérité et de double discours politique...coupure d'un côté de la bouche & non sens de l'autre?

En tant que contribuable, en attendant la reprise de l'exportation et je suis d'accord elle arrivera un jour...espérons pas trop lointain pour notre avenir à tous!!!

Cependant, trouvez vous normal qu'hydro avec cette perte de 1.2milliard par année minimum, se tourne vers nous et demande l'augmentation de la décennie soit 5.8cent/kwh, afin de payer ce manque flagrant de gestion...faut comprendre qu'aux dernières nouvelles, quand le gaz de schiste est arrivé progressivement dans le décor, pourquoi Vandal n'a pas ré-enligné le tir? Sincèrement, il faut comprendre qu'hydro à privatisé à PERTE une partie de sa production sur notre dos à tous! Et il continu à fond de train!!!!!!!

Il ne l'ont pas vu venir ?Hey, il sont très bien payés pour regarder l'orientation des besoins sur les marchés !NON?

Le minimum et j'espère que vous serez d'accord avec moi, cela aurait été d'arrêter les nouveaux projets déficitaires éolien et de les redémarrer par la suite quand les besoins des marchés seront à la hausse et rentable...UN MINIMUM NON?

****Pourquoi Vandal et PQ/PLQ continue dans cette voix sans issu à cour terme, est pour moi québécois une aberration que je ne peux m'expliquer comme contribuable ! vraiment

Ils nous appauvrissent collectivement point à la ligne ! Et par mon pouvoir de votation, ils seront sanctionnés... Pour leur incompétence grave !!!

***En attendent, j'espère l'UPAC ou la commission Charbonneau se penchent sur le dossier rempli d'incohérence ! Et que nous allons ENCORE payer la facture ...Hey quand vont-ils comprendre que nos poches sonnent le vide !!! QUAND $$$$$$$

10/4

danie dit :
16 septembre 2014 à 5 h 18 min

Il faut se souvenir que l'éolien est une commande politique. Hydro-Québec a toujours dit qu'on n'en avait pas besoin. Ce sont des groupes de pression qui ont demandé qu'on fasse dans l'éolien plutôt que d'arnacher d'autres rivières.

J'aimerais pour ma part, afin d'avoir l'heure juste qu'on nous dise combien coûtent les derniers barrages, combien d'électricité y est produite et qu'on puisse savoir le coût marginal de production. Puisqu'on sait le prix de vente d'électricité, on saurait combien on nous demande de financer exactement. De même qu'avec les mini-centrales. Il semble qu'on utilise Hydro-Québec à toutes sortes de fins, pas juste pour nous fournir de l'électricité, mais aussi pour faire du développement régional.

Il faut se demander quelle est sa mission et s'y tenir.

Max dit :
17 septembre 2014 à 5 h 52 min

L'eolien ....quel desastre!!!sa nous coute cher ..sa divise des communauté..sa sacage les payages (entre autre en gaspesie) sa n'a aucun sens falloir que cela Arrete!!!falloir que le Gourvement mettre cest cullotes et trouve une solution!!On na du petrole en gaspesie et anticosti ..au lieu de lexploiter( correctement bien sur) et senrichir .On sappauvri avec une energie qui coute les yeux de la tete et qui nest pa si verte qu'on peu le dit! Et qui es loin detre constante.

Yvan Dutil dit :
2 octobre 2014 à 10 h 03 min

Vous avez oublié de mentionner que la Commission des Enjeux énergétiques avait conclu la même hose au printemps dernier.