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Réchauffement climatique

Une chercheuse a rejoint la marche pour le climat

Face à l’urgence d’agir contre les changements climatiques, une prof manifeste pour la première fois

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Photo Agence QMI, simon dessureault Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis à Montréal, mais la plus grosse mobilisation a eu lieu à New York, avec une foule de 300 000 personnes.

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Plusieurs milliers de personnes préoccupées par les risques des changements climatiques ont manifesté hier à Montréal, dont une professeure de McGill descendue pour la première fois dans la rue vu l’urgence du sujet.

Plusieurs milliers de personnes préoccupées par les risques des changements climatiques ont manifesté hier à Montréal, dont une professeure de McGill descendue pour la première fois dans la rue vu l’urgence du sujet.

«Nous les chercheurs, on court peu ces événements-là. Mais aujourd’hui, c’est sans précédent», affirme la Dre Catherine Potvin, professeure au Département de biologie à l’Université McGill.

De tels rassemblements se sont tenus dans plusieurs grandes villes du monde, hier, notamment à New York, Londres, Paris, New Delhi et Vancouver.

L’objectif de cette mobilisation mondiale est d’influencer les 120 chefs d’État qui se réuniront à New York demain à l’occasion du Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques.

«Des chercheurs ont démontré que le climat du Sud monte chaque nuit vers le nord de 10 pieds», a expliqué la Dre Potvin au cours de la marche, qui a débuté au parc Lafontaine pour finir au parc Jeanne-Mance.

«Il y a des Québécois qui aimeraient que le Sud nous rattrape, mais il va y avoir des conséquences sur la planète.»

En entrevue avec Le Journal après la manifestation, la chercheuse a précisé ses objectifs.

«Il faut reprendre les ambitions de réduction de température. Actuellement, on vise une augmentation de 4 °C au prochain siècle. Le consensus, c’est qu’il faut éviter une augmentation de plus de 2 °C», a-t-elle indiqué.

Le sommet de New York est en préparation pour la Conférence des parties de Paris, en décembre 2015. «Il n’est pas trop tard pour faire quelque chose, mais il est minuit moins une. Si on manque Paris 2015, ça va prendre de 5 à 10 ans avant qu’ils se réunissent de nouveau. À ce moment, il sera peut-être trop tard», a affirmé la Dre Potvin.

La chercheuse était au sommet de Copenhague en 2009. «Les négociations ont été un échec lamentable», se souvient-elle.

Elle demeure toutefois optimiste. «S’il y a une telle mobilisation scientifique et citoyenne, le chemin ne doit pas être si difficile à baliser», affirme-t-elle.

Une marche aussi à Boucherville

La marche pour le climat a pris une autre tournure, à Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal, alors que des dizaines de personnes ont manifesté plus spécifiquement contre le transport pétrolier par train dans leur région.

L’événement était organisé par le regroupement Alerte pétrole Rive-Sud, qui veut éviter la répétition d’un drame comme celui de Lac-Mégantic.

«Localement, nous avons un problème de sécurité avec les trains pétroliers qui passent près des garderies, des écoles, a dit Rémi Tremblay, d’Alerte pétrole Rive-Sud, un des organisateurs de la marche. Nous avons aussi un enjeu de pipeline, mais [pour l’instant] ce qu’on demande, c’est un moratoire sur le transport de pétrole par train sur la Rive-Sud.»

– Avec Simon Dessureault, Agence QMI

 

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