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Comédienne dans Les Beaux Malaises

La jeune Émilie Bierre intimidée à l’école

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Jaloux de son succès de comédienne, des camarades de classe de la jeune Émilie Bierre, 10 ans, l’ont intimidée au point de la faire changer d’école.

Jaloux de son succès de comédienne, des camarades de classe de la jeune Émilie Bierre, 10 ans, l’ont intimidée au point de la faire changer d’école.

Émilie Bierre, qui est comédienne depuis l’âge de cinq ans, a vécu un calvaire à l’école, dès son arrivée au primaire. En première année, la fillette a été victime d’intimidation de la part d’un jeune garçon, qui a poursuivi son manège durant deux ans. Et l’an dernier, les moments de harcèlement se sont reproduits, cette fois-ci de la part d’une autre fille.

«On me disait qu’on allait tuer ma famille, que je n’aurais plus personne pour m’aider, pour m’accompagner, que j’allais me ramasser toute seule, que personne ne m’aimait, que je ne méritais rien», raconte la jeune Émilie.

Coups de poing

L’an dernier, l’intimidation verbale de l’autre élève a empiré au point d’en venir à la violence physique. «Quand elle est revenue de l’école après avoir reçu deux coups de poing de son instigatrice, c’est là que nous avons décidé d’agir», dit la maman de la jeune comédienne, Tatiana Renard.

Celle-ci reconnaît avoir un peu tardé avant de poser un geste, les premières fois où elle et son mari ont appris que leur fille était victime d’intimidation. «Quand elle était en première et deuxième année, on n’a pas vraiment agi, dit-elle. On en a parlé aux enseignants, mais il n’y a pas eu de protocole mis en place. Mais l’an dernier, quand elle était en quatrième année, on a rapidement contacté la directrice, qui a été formidable.»

«Petite vedette»

Est-ce en raison du travail de comédienne qu’Émilie a été victime d’intimidation? «Je pense que oui, répond la mère. Il y a même un adulte qui l’a traitée de «petite vedette». Le pire, c’est qu’Émilie ne parle jamais de ses tournages à l’école. Elle nous a dit qu’elle ne pouvait pas en parler. Au début, ça suscitait de l’intérêt auprès des jeunes, mais à la longue, ils se reviraient contre elle.»

«Il y a de la jalousie par rapport à ce que je fais, indique Émilie. Mes parents m’ont beaucoup soutenue là-dedans, mais je n’avais plus beaucoup d’amis, à la fin.»

Tourner la page

Il y a quelques semaines, tout juste avant la rentrée des classes, les parents d’Émilie ont pris la décision de la faire changer d’école. «Après l’intervention de la directrice, il y avait eu une amélioration, mais la peur était toujours là, dit Tatiana Renard. C’était lourd et on a décidé de tourner la page. Même si les délais étaient passés, les directions des deux écoles ont accepté le changement.»

Émilie Bierre est très heureuse, depuis ce nouveau départ. Et c’est pourquoi elle a voulu s’impliquer auprès de la Fondation Jasmin Roy, afin de sensibiliser les jeunes à ce problème. «Le plus important, c’est de dénoncer et d’aller chercher de l’aide. Il ne faut pas laisser les gens seuls, si on en voit se faire intimider. La solitude, c’est le pire.»

 

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