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Éducation | Compressions

Les écoles privées laissées dans l’incertitude par Bolduc

Visite du collège Régina Assumpta
Photo d’Archives «Des élèves se demandent: est-ce que mon école va fermer l’an prochain?», rapporte Jean-Marc St-Jacques, directeur du Collège Bourget.

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Pendant que le ministre de l’Éducation refuse de mettre fin aux rumeurs de compressions dans le financement des écoles privées, parents, élèves et enseignants sont dans l’incertitude. Les directions d’écoles privées demandent à M. Bolduc de donner l’heure juste.

Pendant que le ministre de l’Éducation refuse de mettre fin aux rumeurs de compressions dans le financement des écoles privées, parents, élèves et enseignants sont dans l’incertitude. Les directions d’écoles privées demandent à M. Bolduc de donner l’heure juste.

«Est-ce que mon école va fermer l’an prochain?»

C’est la question que se posent des élèves du Collège Bourget et que se posent probablement bien d’autres jeunes qui fréquentent les écoles privées du Québec, rapporte Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés.

Devant le doute que laisse planer le ministre Yves Bolduc sur les rumeurs de compressions drastiques dans le financement des établissements privés, plusieurs s’interrogent sur l’avenir même de ces écoles.

«Des écoles privées pourraient fermer, il n’en resterait qu’à Montréal et Québec, peut-être en Estrie et en Outaouais», avance M. St-Jacques qui est aussi directeur de l’établissement privé de Rigaud.

«J’ai dû écrire à mes parents pour les rassurer. Le ministre devrait nous dire à quoi nous attendre. Même s’il n’a pas pris de décision, est-ce qu’on peut savoir sur quoi il travaille pour que l’on puisse s’organiser?», demande-t-il.

Moment mal choisi

Pour la FEEP qui regroupe 190 établissements au Québec, ce «coûteux ballon d’essai» tombe à un bien mauvais moment. Les écoles secondaires privées et publiques se trouvant en pleine période d’inscriptions et de tests d’admissions, des parents pourraient multiplier les démarches pour s’assurer que leur enfant aura une place.

«Cette incertitude rendra difficile la planification autant pour le réseau public que privé. C’est très déstabilisant», déplore Jean-Marc St-Jaques.

Même si on ne l’a pas invité à le faire, le président de la FEEP compte faire valoir ses arguments dans un mémoire qui sera présenté avant la fin octobre à la Commission de révision permanente des programmes.

Médias responsables

Au cabinet du ministre Yves Bolduc, on a informé la FEEP que des orientations seront connues avant Noël.

«On nous dit de ne pas nous inquiéter, que les rumeurs n’étaient ni fondées ni confirmées», confie M. St-Jacques.

Publiquement, le ministre de l’Éducation ne semble toutefois pas avoir l’intention de mettre fin aux inquiétudes.

«M. Bolduc ne commentera pas les scénarios relayés par les médias», s’est contentée de répondre Yasmine Abdelfadel, attachée de presse du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

 
 
Compressions du gouvernement
dans les écoles privées
14 M$
coupes dans les frais d’allocation (orientation, prévention en toxicomanie, formation des enseignants en informatique, etc.) en 2014-2015.
9 M$
coupes dans le transport scolaire en 2014-2015.
18 M$
autres coupes à venir d’ici deux ans dans le transport scolaire.
Depuis 2009, la subvention de
4000 $
par élève n’a pas été indexée au coût de la vie. Depuis cinq ans, c’est un montant total de 523 $ par élève qui a ainsi été amputé.
Source: Fédération des établissements d’enseignement privé
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