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Recherche en santé mentale

Don massif pour contrer le suicide

L’ex-PDG des épiceries Steinberg donne 7,4 M$ pour la recherche

Irving Ludmer
Photo Courtoisie Grand mécène des sciences et de l’art, Irving Ludmer a décidé de verser 7,4 M$ à la recherche en santé mentale. Se joignant à cet effort financier exceptionnel, McGill portera la cagnotte à plus de 10 M$.

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Un mécène montréalais fera un des plus importants dons de l’histoire de la recherche en santé mentale infan­tile au Québec, dans l’espoir de vaincre le suicide.

Un mécène montréalais fera un des plus importants dons de l’histoire de la recherche en santé mentale infan­tile au Québec, dans l’espoir de vaincre le suicide.

Chaque jour, trois Québécois s’enlèvent la vie, faisant de la Belle Province un des endroits au monde où le taux de suicide est le plus élevé. C’est trop pour Irving Ludmer, l’ex-PDG des épiceries Steinberg, qui consacre sa fortune à la recherche en santé mentale.

Pour contrer le triste phénomène, il aura versé 7,4 M$ pour que les scientifiques mettent le doigt sur les facteurs de risque de maladie mentale qui apparaissent dès la tendre enfance. Outre la dépression, l’anxiété, le déficit d’attention et l’autisme sont aussi dans la mire.

«Je ne sais pas si je verrai les résultats de tout ça de mon vivant, mais c’est mon rêve», souffle l’homme de 79 ans.

«Chacun fait ce qu’il veut faire de son argent. Moi, c’est l’art et la recherche, explique-t-il. Quand je vois tous ces gens dans la rue, qui pour la plupart souffrent d’une maladie mentale, je trouve ça extrêmement triste, je me dis qu’il faut arrêter ça.»

L’an dernier, M. Ludmer faisait un premier versement de 4,5 M$ pour créer un Centre en neuro-informatique et en santé mentale en collaboration avec l’Institut Douglas et l’Hôpital général juif. Cette semaine, sa fondation familiale signera un nouveau chèque de 2,9 M$ pour doper la recherche. Cette fois, l’Université McGill investira aussi dans l’aventure, portant la cagnotte à plus de 10 M$, a appris Le Journal.

Ce nouveau don permettra d’investir en imagerie cérébrale afin d’identifier les marqueurs cérébraux qui permettraient de détecter la maladie avant que n’apparaissent les premiers symptômes, donc d’intervenir plus tôt.

Une Silicon Valley virtuelle

Mais M. Ludmer n’est pas seul. Pour voir son rêve se réaliser, il s’est assuré que des experts y travaillent un peu partout dans le monde. «Nous voulons créer une Silicon Valley virtuelle en partenariat avec des experts de partout dans le monde», dit-il.

Déjà, des scientifiques chinois et américains sont prêts à collaborer avec ceux de Montréal. «Plus on travaillera ensemble, moins ça coûtera cher individuellement et plus vite on s’approchera d’une solution», insiste M. Ludmer.

Toutefois, l’aventure restera pilotée par les experts québécois, insiste le Montréalais, qui a plus d’une fois plaidé pour un réseau universitaire fort au Québec: «Nous n'aurons jamais l'avantage du nombre, nous devons nous donner celui du savoir.»

 

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