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Maxwell Bitton

Première exposition pour un jeune autiste

Maxwell Bitton
Courtoisie

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Il y a 18 mois, jamais les proches de Maxwell Bitton n’auraient pu se douter que le jeune autiste de 23 ans allait un jour exposer ses œuvres.

Il y a 18 mois, jamais les proches de Maxwell Bitton n’auraient pu se douter que le jeune autiste de 23 ans allait un jour exposer ses œuvres.

Pourtant, c’est ce qui se produira les 22 et 23 octobre au 360, rue Saint-François-Xavier, dans le Vieux-Montréal.

Dans le cadre de cette première exposition solo, une cinquantaine de ses tableaux seront présentés aux amateurs d’art ainsi qu’aux professionnels du milieu.

«Avec cette exposition, nous espérons que Maxwell puisse rencontrer d’autres artistes et poursuivre son évolution, a dit son père Charles Bitton. Mon rêve pour lui est que tous les jours il puisse faire quelque chose qui le passionne.»

Solidaire

Même si ses capacités langagières sont limitées, Maxwell porte avec lui plusieurs causes, dont celles des personnes atteintes d’autisme.

C’est pour cette raison qu’une partie des fonds liés à la vente de ses œuvres, dont le prix varie entre 350 $ et 1150 $, ira à la fondation de l’école À pas de géants, qu’il a fréquentée.

D’ailleurs, c’est à l’un des professeurs de cet établissement, qui accueille des élèves autistes de 4 à 21 ans, que l’on doit la découverte du talent caché du jeune homme.

«Un jour, alors qu’il devait avoir 19 ans, je lui ai demandé de dessiner sur un iPad, a raconté Ross White. Ce qu’il a fait était impressionnant. Chaque fois qu’il refaisait l’expérience, c’était encore mieux.»

Besoin criant

Ce n’est que deux ans plus tard, alors que son fils venait de terminer l’école et qu’il se retrouvait soudainement «devant rien», que son père l’a inscrit à des cours de peinture avec l’artiste Lucie Chicoine.

«À 21 ans, les jeunes ont nulle part où aller, a expliqué Charles Bitton. C’est un réel problème.»

«J’espère que le talent de Maxwell permettra de mettre en lumière le problème du manque de programmes pour les adultes autistes, a ajouté Ross White. Souvent, les jeunes terminent l’école et se retrouvent chez eux à ne rien faire. Tout comme Maxwell, ces gens ont besoin d’évoluer.»

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