/sports/hockey/homepage
Navigation
Nouvelle chronique Devant le filet

José Théodore se joint au Journal

José Théodore
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

J’ai le plaisir de vous annoncer que José Théodore se joint à notre équipe d’experts en hockey. Vous pourrez lire ses opinions tous les mardis dans votre section sportive préférée.

Sa chronique fera partie d’une rubri­que de deux pages intitulée Devant le filet, à laquelle collaborera un autre spécialiste de cette position, le journaliste Gilles Moffet, qui a dirigé le magazine Goalies’ World de 1996 à 2011.

Gilles analysera en détail le travail des gardiens avec un classement hebdomadaire similaire à celui utilisé dans son magazine.

La passion

José, qui a joué 16 saisons dans cinq marchés différents – à Montréal, au Colorado, à Washington, au Minnesota et en Floride –, a bien gagné sa vie au hockey. Très bien même. Assez pour profiter d’une retraite bien tranquille pendant de lon­gues années. Alors pourquoi revenir comme analyste à TVA Sports et maintenant au Journal?

«Quand, comme moi, tu as joué au hockey depuis l’âge de quatre ans, le plus difficile, quand tu te retires, c’est de ne pas faire partie d’une équipe, de ne pas te retrouver avec les boys, confie «Théo». Pour moi c’était le meilleur tremplin pour rester dans le milieu du hockey sans être toujours obligé de voyager, comme un entraîneur, par exemple.

«Et par-dessus tout, j’ai toujours la passion de ce sport-là.»

Un sentiment partagé par bien du monde au Québec!

«Le Colorado et Washington, ce sont de bons marchés de hockey,

dit-il. Sauf qu’il y a aussi du football de la NFL, du baseball et du basketball, alors le hockey tombe toujours en quatrième position. Pas ici. C’est peut-être un cliché, mais c’est vrai de dire que le hockey, c’est une religion à Montréal. Les gens sont passionnés.»

Démystifier le travail de gardien

Quand il jouait, José trouvait que certaines analyses sur le travail des gardiens manquaient parfois de nuances. Ou étaient carrément erronées.

«Les gens évaluaient parfois un jeu comme un mauvais but, mais dans ma tête ce n’était pas ça, explique-t-il. Et d’autres fois, on me disait qu’un joueur avait fait un beau but contre moi, alors que j’estimais que c’en était un mauvais.»

José utilisera son expérience poussée du métier de gardien pour démystifier cette position qui est dans une classe à part.

«Pour oser affronter les lancers à 100 milles à l’heure, faut que tu sois un peu différent des autres joueurs, dit-il. Et tu n’as aucune marge de manœuvre, tu ne peux pas te cacher ni changer ton style de jeu si tu te sens moins bien un soir. En fait, tu ne peux jamais tricher. C’est pourquoi je veux parler de l’approche mentale pour évoluer à ce poste, qui n’est pas comme les autres.

«Vingt mille personnes te regardent et si ton équipe fait une erreur, c’est toi qui dois la réparer. Il y a un stress supplémentaire. Je veux évaluer la force de carac­tère des gardiens, leur capacité à rebondir.»

Expérience

Des hauts et des bas, «Théo» en a vécu un méchant paquet.

Il a fait sa niche chez le Canadien en délogeant Jeff Hackett, connu les misères d’un club en perdition, puis le bonheur d’une année miraculeuse: deux trophées, le Hart et le Vézina, avec ce retour émouvant de Saku Koivu en séries. José a vu le Canadien sortir tranquillement des bas-fonds, pendant que lui vivait des saisons plus difficiles, ponctuées de controverses, avant d’être échangé au Colorado.

Bref, comme dirait «le Moose», «Théo a du millage en ta dans la LNH»!

Il peut décortiquer une foule de situations, comme les éternelles batailles entre les numéros 1 et numéros 2.

«Les amateurs aiment les anecdotes, ils aiment qu’on leur raconte des histoires personnelles et ils veulent savoir comment ça se passe exactement dans un vestiaire de hockey, que ce soit avec Alex Ovechkin à Washington, Joe Sakic au Colorado ou Saku Koivu à Montréal», dit Théodore, qui promet d’en raconter plusieurs dans sa chronique.

«À Montréal, les gardiens de but ont toujours été un facteur important. Je veux partager ce que j’ai vécu, faire part de mes expériences aux lecteurs.»

C’est donc un rendez-vous. Tous les mardis.

Bonne lecture!

 
Commentaires