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Le Collège Brébeuf ouvre la porte au retour de Jacqueline Laurent-Auger

Jacqueline Laurent-Auger
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Jacqueline Laurent-Auger

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Devant le tollé soulevé par le congédiement d’une enseignante pour des films érotiques tournés il y a 50 ans, le Collège Brébeuf revient sur sa décision et souhaite maintenant réintégrer Jacqueline Laurent-Auger.

«Le petit David a fait peur à Goliath», a déclaré Jacqueline Laurent-Auger. La dame de 73 ans réagissait ainsi à la main tendue par la direction du Collège Jean-de-Brébeuf qui se dit ouverte à discuter avec l’enseignante d’un retour auprès de ses élèves.

Un collègue de l’enseignante a été mandaté par la direction lundi pour vérifier si cette dernière serait favorable à une rencontre avec la direction.

Dialogue

Le directeur du collège, Michel April, dit regretter ne jamais avoir parlé directement avec l’enseignante. «Le dialogue de départ n’a jamais eu lieu. Je souhaiterais retourner en arrière et faire les choses différemment», explique-t-il.

Monsieur April affirme que les récents événements ont forcé la direction du collège à réfléchir à la place de la sexualité et d’internet dans la vie des jeunes. Il souhaite mettre en place un comité de réflexion sur le sujet, un chantier auquel pourrait

collaborer madame Laurent-Auger, suggère-t-il.

«C’est l’une des possibilités. Il y a en d’autres et nous en discuterons avec elle. Nous souhaitons utiliser son expertise auprès des jeunes, trouver une solution pour que madame retrouve du plaisir auprès de ses étudiants», a-t-il ajouté.

Réflexion

Une rencontre avec l’enseignante a été prévue la semaine prochaine. Madame Laurent-Auger ignore pour l’instant si elle acceptera de retourner au Collège Brébeuf. «Je suis en réflexion. Je rencontre mon avocate demain. Je vais écouter mon cœur», confie-t-elle.

La dame ne cache pas avoir été très ébranlée lorsque la direction a mis fin à son contrat en juillet dernier, après la découverte, à la fin de la dernière année scolaire, de scènes érotiques qui avaient été tournées il y a 50 ans.

«Se faire jeter comme ça d’un collège à 73 ans, vous ne voyez plus d’ouverture, c’est très grave. Le suicide? J’y ai songé. Heureusement, j’ai des amis magnifiques», conclut-elle.

 

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