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Faune | Braconnage

Huit tonnes de poissons pêchées illégalement vendues légalement

Braconnier
Photo Le Journal de Montréal, Amélie St-Yves Les agents de la faune et les policiers ont saisi de nombreux équipements, dont un bateau et du matériel servant à la pêche et à la revente.

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TROIS-RIVIÈRES | Un réseau de braconniers qui aurait réussi à écouler des tonnes d’esturgeons jaunes pêchés illégalement a été démantelé par les agents de la faune et la Sûreté du Québec hier.

TROIS-RIVIÈRES | Un réseau de braconniers qui aurait réussi à écouler des tonnes d’esturgeons jaunes pêchés illégalement a été démantelé par les agents de la faune et la Sûreté du Québec hier.

Pas moins de 28 suspects ont été arrêtés dans le secteur Sainte-Angèle à Bécancour.

Ils feront face à plus de 300 chefs d’accusation pour des opérations de pêche illégale, des crimes qui étaient commis majoritairement dans le lac St-Pierre et dans le fleuve Saint-Laurent, jusqu’à la hauteur de l’Île d’Orléans.

L’esturgeon jaune, une espèce protégée, était visée par le réseau de braconniers.

L’enquête démontre que 8,2 tonnes de poisson, soit 1250 esturgeons, y auraient été pêchés illégalement.

Le total des amendes pourrait frôler les 400 000 $ selon la Sûreté du Québec.

«Une des problématiques, c’est que le poisson pêché illégalement était vendu sur le marché légalement. C’est difficile pour le consommateur de s’y retrouver et de savoir d’où provient son poisson. J’invite les gens à s’informer à leur poissonnier. C’est ce commerce illégal-là qui augmente les risques de braconnage», indique le directeur général de la Protection de la faune du Québec, Réjean Rioux.

Marchés publics

Le propriétaire de la Brûlerie des Monts à Saint-Alexis-des-Monts, Award Sauvé, précise qu’il n’y a pas vraiment de façon de savoir si du poisson provient de pêche illégale. Il croit que l’esturgeon pêché illégalement aurait pu prendre le chemin des marchés publics de la région métropolitaine où plusieurs restaurateurs achètent leurs produits, parfois sans se questionner sur leur provenance.

Une thèse tout à fait possible, selon Réjean Rioux, qui indique qu’une bonne quantité d’esturgeon prenait autrefois la route des États-Unis. «Maintenant, les pêcheurs doivent être créatifs.»

Saisies

Les autorités ont aussi saisi 278 kilogrammes d’esturgeon, quatre embarcations, des registres, trois ordinateurs et un filet de pêche.

Les suspects comparaîtront ultérieurement au palais de justice de Trois-Rivières.

 
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