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Coups de feu au Parlement:

Panique et confusion à Ottawa

Panique et confusion à Ottawa
Photo Matthew Usherwood / Agence QMI

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OTTAWA – Lorsqu'un événement comme celui survenu à Ottawa mercredi avant-midi se produit, les informations entrent souvent au compte-gouttes.

«Ce qui presse, ce qui urge, c'est de localiser le tireur actif pour l'empêcher de faire un maximum de dommages», a expliqué Mario Bernique, expert en interventions policières.

Les policiers doivent agir rapidement dans ce genre de situation et tenter de répondre à plusieurs questions. «Il faut savoir s'il n'est pas seul, son calibre (d'armes), ce qu'il veut faire, les endroits où il s'est déplacé», a dit Mario Bernique.

«On est dans le désordre, dans la panique temporairement, mais il ne faut pas rester là-dedans longtemps. Il y a déjà des structures montées pour les policiers lorsque des événements comme celui-là arrivent», a expliqué M. Bernique.

Large périmètre

«Les gens aux premiers abords n'ont pas été surpris par le bruit, car il y a beaucoup de construction», croit François Doré, ex-policier retraité de la Sûreté du Québec.

«Il y a eu un mouvement de panique qui a duré une minute à une minute et demie. J'ai eu l'impression que l'individu savait ce qu'il faisait parce qu'il était à quelques pas du caucus», a affirmé le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu en entrevue à LCN.

«Les gens sont confinés, ne communiqueront pas tant que le danger ne sera pas localisé et neutralisé», a expliqué l'ex-policier Doré.

La Gendarmerie royale du Canada a demandé à tous les citoyens d'Ottawa de se tenir loin des fenêtres. «Si c'est un calibre de longue portée, il y a un danger qu'une balle perdue passe à travers une fenêtre facilement», selon l'expert en interventions policières.

Les policiers surveillent toutes les entrées et les ponts de Gatineau qui mènent à Ottawa et les véhicules sont fouillés.

Sécurité renforcée

Plusieurs corps policiers ont été demandés à l'hôtel de ville de Québec, de Montréal, ainsi que sur la Colline parlementaire à Québec, à la suite des coups de feu tirés au Parlement d'Ottawa. L'ex-policier croit qu'il vaut mieux viser sur la vigilance.

«Vaut mieux prévenir que de réagir par la suite. On ne prend pas de chances. Il y a eu un événement à Saint-Jean-sur-Richelieu, lundi. Un délai de deux jours entre les deux événements est curieux», croit François Doré.

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