/news/transports
Navigation
Prolongement de l’Autoroute 19

Prolongement de l’Autoroute 19: forte contestation chez l’opposition municipale

Autoroute 10
Photo Archives / Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Les impacts négatifs d’un éventuel prolongement de l’autoroute 19 sur les Montréalais seraient «innombrables», croient les élus de Projet Montréal et Vrai changement pour Montréal. Ceux-ci demandent plutôt à Québec de favoriser le développement du transport collectif.

Mercredi soir, le Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) a tenu sa troisième audience publique au sujet du prolongement controversé de l’A19 vers Bois-des-Filion.

Dans son mémoire déposé lors de l’événement, Projet Montréal souligne que le projet empirerait la congestion sur l’île de Montréal en ouvrant la voie à un plus grand nombre de voitures provenant de la banlieue.

«Nous pensons que le prolongement de l’autoroute 19 augmentera la circulation automobile sur l’avenue Papineau, une artère déjà lourdement congestionnée», a indiqué par communiqué la conseillère d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier.

L’opposition suggère plutôt à Québec de dépenser les 600 millions $ budgétés pour le projet afin d’améliorer les infrastructures montréalaises.

L’automobile favorisée

La chef de Vrai changement pour Montréal, Lorraine Pagé, souligne de son côté que le prolongement de l’autoroute 19 «exacerbe» la dépendance à l’automobile et défavorise l’utilisation du transport collectif par les banlieusards.

Dans son mémoire, le parti propose plutôt d’aménager une voie réservée sur la longueur de l’actuelle autoroute 19, qui s’étend du boulevard Papineau à l’autoroute 440, à Laval.

De plus, la troisième opposition suggère de transformer la route 335 en «boulevard urbain» grâce à une voie réservée dans les deux sens.

«Les effets négatifs du projet sur la qualité de vie des Montréalaises et Montréalais sont innombrables», a déclaré Mme Pagé.

Commentaires