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environnement | Innovation

L'aéroport de Montréal veut montrer l'exemple en environnement

L’aéroport Montéral-Trudeau est le premier au monde à inaugurer un centre de dégivrage vert

Dégivrage des avions à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau (Dorval) lors d'une autre tempête de neige s'abattant sur la Ville de Montréal, à Montréal en ce dimanche 22 décembre 2013.
JOEL LEMAY/AGENCE QMI
Photo d'Archives Dégivrage des avions à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau (Dorval) lors d'une autre tempête de neige s'abattant sur la Ville de Montréal, à Montréal en ce dimanche 22 décembre 2013. JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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L’aéroport Montréal-Trudeau devient le premier au monde à recycler intégralement le produit de dégivrage utilisé sur les avions et à le réutiliser.

«Nous sommes fin prêts pour l’hiver grâce à cette merveille de la technologie», s’est réjoui Mario Lépine, président d’Aéro Mag, la compagnie qui gère le dégivrage à l’aéroport.

Plutôt que de filer dans les égouts, comme c’était le cas auparavant, l’éthylène glycol qui sert au dégivrage des aéronefs sera désormais récupéré, recertifié et réutiliser sur les avions.

Le dégivrage est une opération essentielle à la sécurité des avions en période hivernale, car la moindre accumulation de neige ou de glace sur les ailes et la queue peut perturber leur aérodynamisme.

Pour éviter cela, les compagnies dépensent des millions en éthylène glycol chaque hiver. Grâce aux nouvelles installations montréalaises, elles diminueront leurs coûts de dégivrage de 30 % par an.

«Quand l’économie rejoint la protection de l’environnement, c’est un bel exemple de développement durable», a souligné Philippe Rainville, vice-président chez Aéroport de Montréal (ADM). Globalement, l’aéroport économisera entre un et 1,5 M$ par année.

Le projet, qui a nécessité 10 M$ d’investissement, promet déjà de faire des petits ailleurs dans le monde, indique M. Lépine. «Nous allons avoir beaucoup de visiteurs cet hiver», dit-il.

Protéger l’eau

Le système permettra aussi à l’aéroport d’utiliser 2 millions de litres d’eau potable de moins chaque année. Aéro Mag ne captera en effet pas uniquement l’éthylène glycol, mais aussi l’eau mélangée au produit chimique qui s’écoule des avions lors du dégivrage.

«Je salue la volonté d’ADM de s’améliorer, a réagi le toxicologue Daniel Green, de la Société pour vaincre la pollution. Mais il faut poursuivre les efforts.»

L’écologiste dénonce depuis des années les rejets toxiques que l’aéroport déverse dans les ruisseaux qui l’environnent, en particulier le ruisseau Bouchard qui se jette non loin de la prise d’eau potable de Lachine.

En plus de l’éthylène glycol, il s’inquiète des différents produits chimiques utilisés sur les pistes l’hiver et des déversements de kérosène sur le tarmac.

«L’objectif devrait être que toute l’eau qui passe par l’aéroport soit confinée et traitée avant d’être rejetée à l’égout», estime M.Green.

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