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Récits de voyage

Rencontre avec les babouins en Tanzanie

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En sortant de notre hôtel de Stonetown (île de Zanzibar), un musulman qui se trouvait non loin de là m’a demandé comment je trouvais son île. Il m’a dit être né là et y vivre depuis toujours. Avant de partir au loin avec sa moto, il m’a salué en me disant fièrement: «Welcome to paradise!»

Effectivement, j’ai bien aimé ce pays pour sa faune et ses paysages. Par contre, la Tanzanie ne m’est pas apparue comme le paradis de la papille gustative.

Après plus d’un mois dans ce pays et ayant perdu 20 livres sans le moindre effort, j’avais même oublié que manger constituait un des grands plaisirs de la vie.

Dans un restaurant à Stonetown, j’ai commandé un hot-dog, croyant miser sur une valeur sûre. Quelle erreur de jugement de ma part! J’ai attendu environ une heure pour retrouver dans mon assiette, le hot dog le plus inusité de tous les temps, soit deux saucisses flanquées dans un pain hamburger et sans aucune garniture.

Le serveur avec son air désolé m’a dit qu’il n’avait plus de moutarde, plus de relish, plus de ketchup, plus de pain hot-dog. Par contre, si je le désirais, il pourrait me fournir en mayonnaise.

Difficile d’imaginer pouvoir échouer à ce point dans la recette du hot-dog.

Si vous prenez un safari bon marché comme nous l’avons fait, où tous les repas sont fournis, il faut vous attendre­­ à du bas de gamme de ce côté­­. J’ajouterais même dans le bas du bas de gamme.

Primate en chef

Nous nous sommes souvent plaints de la bouffe, mais les babouins, eux, en raffolent. Lorsque nous attendions notre guide dans le véhicule tout terrain pour entrer dans le cratère du Ngorongoro, je m’amusais à regarder par la fenêtre, les babouins au loin. Un babouin, c’est gros. Ça ressemble à un humain! Bon, disons d’un humain à la stature de l’acteur Danny Devito.

Mais tout d’un coup, un d’entre eux est entré par ma fenêtre. L’objet même de ma contemplation s’est retrouvé sur mes genoux. En une fraction de seconde, il s’est précipité à l’avant du véhicule pour me dérober le sandwich de ma boîte à lunch. L’instant suivant, trois autres babouins l’ont imité pour me voler, chacun à leur tour, un élément de mon dîner.

Dans la jeep, l’espace d’un instant, nous étions quatre humains à l’arrière et quatre babouins à l’avant.

Pour nous narguer encore plus, le primate en chef a fait ses besoins dans le véhicule au passage. Ironiquement, un des rares aliments de mon lunch épargnés par les singes fut une banane. Tiens, l’espèce humaine, je te remets à ta place!

Dans l’après-midi, de retour dans ce même stationnement, le guide a dû encore s’absenter. J’ai voulu profiter de cet instant pour sortir du véhicule afin de jeter tous nos déchets dans une poubelle­­.

Mais à peine après avoir franchi quelques mètres, j’ai revu le même babouin en chef courir à toute vitesse en plein dans ma direction. J’avais l’impression de le reconnaître, car de toute­­ cette horde, c’était le plus gros et le plus méchant.

J’ai lancé aussitôt mon sac de déchets dans les airs pour partir à la course. J’ai fait un tour complet du véhicule pour me réfugier de nouveau à l’intérieur, le cœur battant à tout rompre.

En allant à un safari, je m’attendais à observer la vie sauvage, mais jamais d’aussi près.

Suivez notre prochain récit, dans l’édition du 6 décembre, alors que nous vous ferons part de notre expédition (un peu pitoyable) en montagne au Népal.

Pour visionner des vidéos de notre voyage et obtenir d’autres informations, nous vous invitons sur le site: www.leschienserrants.com

 
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