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Nobles bas

Les chaussettes de fantaisie selon Socks by William

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Autrefois négligé, le bas reprend lentement ses lettres de noblesse. Entrepreneurs québécois en quête d’un défi et d’un peu de fantaisie, Sylvain St-Germain et François Boisvert l’ont bien compris en lançant, presque sur la pointe des pieds, des chaussettes de luxe pour jeunes hommes branchés.

Autrefois négligé, le bas reprend lentement ses lettres de noblesse. Entrepreneurs québécois en quête d’un défi et d’un peu de fantaisie, Sylvain St-Germain et François Boisvert l’ont bien compris en lançant, presque sur la pointe des pieds, des chaussettes de luxe pour jeunes hommes branchés.

Ayant jusqu’ici dédié leur vie au domaine des hautes technologies, les deux hommes dans la quarantaine ont effectué un virage à 180 degrés, au printemps dernier, en fondant leur entreprise, Socks by William.

«On a quitté notre emploi chez Macadamian Technologies, une des plus importantes compagnies de conception et de création de produits logiciel au Québec, parce qu’on sentait le besoin d’aller explorer ce qu’on pouvait faire d’autre», explique d’entrée de jeu Sylvain St-Germain.

Tous deux attirés par le domaine de la mode, ils ont ainsi décidé de joindre la sphère entrepreneuriale avec leur compagnie de chaussettes de fantaisie.

Fait au Canada

Outre leur design unique, inspiré tantôt de la Biosphère tantôt d’Habitat 67, la particularité des bas Socks by William – prénom choisi en raison de son caractère noble – est leur provenance.

«Tous nos bas sont faits au Canada, dit Sylvain. La clientèle demande des produits canadiens, parce que c’est de la meilleure qualité. Nos produits ne sont pas faits en Chine, dans un tissu mince qui se déforme et se décolore rapidement, c’est un mélange de coton brossé à 80 % avec de la rayonne et du nylon.»

Alors que les deux premières collections de Socks by William sont le fruit des propriétaires, qui ont attribué leurs propres histoires et souvenirs à leurs chaussettes, François et Sylvain entendent désormais prendre une tout autre direction.

Pour les collections à venir, les deux partenaires d’affaires travailleront ainsi avec différents artistes qui auront le mandat d’habiller les bas à leur image.

«Pour la quatrième collection, on a choisi un artiste qui fait de l’art visuel, des films en arrêt sur image, le Californien Hombre_McSteez. Il joue avec la superposition et ça donne un résultat pas mal le fun sur nos bas.»

Toujours selon les dires de Sylvain, ladite stratégie de s’adjoindre à des collaborateurs de renom risque fort bien d’aider Socks by William à gagner en crédibilité et à pénétrer le marché plus facilement, malgré son produit niché.

Un pas à la fois

Disponibles en ligne sur le site de l’entreprise et dans sept magasins au Québec, les bas Socks by Williams sont un produit de luxe et se vendent une quinzaine de dollars la paire.

Ciblant une clientèle qui cherche à s’exprimer à travers son style vestimentaire, les bas William s’adressent autant aux baby-boomers qu’aux jeunes professionnels, selon les propriétaires.

«C’est très ludique le domaine du bas, précise Sylvain. Vu que les pantalons se portent de plus en plus court, ça permet maintenant de mettre l’accent sur le bas, qu’on ne voyait presque pas avant. Par exemple, je ne suis pas un porteur de cravate, mais le bas remplace largement la cravate dans mon cas.»

Plus d’informations en ligne au www.socksbywilliam.com

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