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Réactions au rapport de la Commission de révision permanente des programmes

Réactions au rapport de la Commission de révision permanente des programmes
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La Commission de révision permanente des programmes (CRPP), a fait ses recommandations qui permettraient de faire des économies de près de 2,3 milliards $ en coupant notamment dans le soutien aux municipalités, aux agriculteurs et aux garderies, ce qui a provoqué, dimanche, de vives réactions dans la classe politique.

«La commission a fait ses recommandations, nous apprécions la démonstration, mais c’est le gouvernement élu qui décide. En pratique, pour les familles, cette voie m’apparaît difficile à suivre, on va plutôt aller dans une autre direction.[...]Dans son introduction, la commission explique bien la réalité des finances publiques du Québec et les coûts des différents programmes que nous nous payons collectivement par rapport à nos moyens. [...]La commission est permanente et va continuellement évaluer les programmes gouvernementaux.» – Philippe Couillard, premier ministre du Québec

«Nous allons devoir faire une réflexion (sur le coût des services ambulanciers), mais je prends bonne note de la pertinence de cette recommandation puisque je pense que les tarifs n'ont pas été augmentés depuis trop longtemps.» – Gaétan Barrette, ministre de la Santé

«Cette commission fait un travail qui devrait être accompli par le président du Conseil du trésor. Cette farce a assez duré; Martin Coiteux doit prendre ses responsabilités, au lieu de comparer ses propositions à d'autres qui sont encore plus déraisonnables. [...]Pourquoi avoir ciblé huit programmes parmi tous ceux du gouvernement? On choisit délibérément de s'attaquer aux régions, au monde agricole et aux familles.[...] Tous les éléments qui nous distinguent du reste du Canada, comme la souveraineté alimentaire, la décentralisation, les services de garde et l'occupation du territoire, la commission juge qu'ils doivent être coupés», a déclaré Alain Therrien.

«Je ne comprends pas que la Commission de révision des programmes n'ait pas commencé par les dépenses de bureaucratie du réseau de la santé. [...]Le PQ voulait augmenter les tarifs de garderies de 29% (de 7 à 9 $). Philippe Couillard dénonçait ce choc tarifaire...» – François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec

«Mme Robillard affirme qu’il faut bien étudier la question du financement des écoles privées, mais coupe de façons draconiennes dans les transferts aux municipalités. C’est hallucinant! On ne peut couper 1,3 milliard $ sans s’attendre à ce que les services aux citoyens soient touchés ou à ce que les taxes et frais municipaux soient augmentés. En fait. Le gouvernement veut pelleter dans la cour des autres ce qu’il ne veut pas faire lui-même.» – Françoise David, députée et porte-parole de Québec solidaire

«Les élus municipaux mettent aujourd'hui en garde le gouvernement: le monde municipal n'acceptera aucune coupe additionnelle dans le futur pour payer la mauvaise gestion passée des finances publiques de l'État, et n'entend pas sous-traiter aux citoyens les hausses de taxes et de tarifs du gouvernement. C'est pourquoi nous invitons le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, à ne pas tenir compte de l'approche proposée par la CRPP dans les décisions gouvernementales qui seront prises pour redresser les finances publiques.» – Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et mairesse de Sainte-Julie

«Nous allons prendre le temps d'analyser le rapport avant de réagir. Chose certaine Montréal fait déjà ses efforts.» – Denis Coderre, maire de Montréal

«Nous sommes abasourdis! Cette recommandation ne tient absolument pas la route. Économiquement, c’est insoutenable. C’est comme si le gouvernement disait aux agriculteurs: "N’investissez pas, ne transférez pas vos avoirs aux jeunes, on ne sera pas là dans le futur. Arrangez-vous seuls". C’est tout le contraire en Ontario et aux États-Unis où les agriculteurs font vraiment partie de la relance.» – Président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau

«Cela fait longtemps que la FCEI en appelle à un meilleur contrôle des dépenses des municipalités et c’était d’ailleurs l’une des recommandations que nous avons soumises à la Commission. On le voit dans leur rapport, les dépenses des municipalités ont crû annuellement de 5,8 %, ce qui est nettement au-delà de la croissance de la population et de l’inflation.» – Martine Hébert, vice-présidente principale de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)

«Le Québec n'est pas une compagnie à numéro. Ce n'est pas en coupant dans les programmes et en haussant les tarifs comme annoncé dans le réseau des garderies que l'on va créer de la richesse. C'est plutôt le contraire! Ce gouvernement est en train d'hypothéquer la qualité des services publics et freiner le développement économique.» – Daniel Boyer, le président de la FTQ

«C'est un rapport idéologique qui ne sert qu'à cautionner l'opération de démantèlement de l'État orchestrée par le gouvernement libéral. Nous sommes les spectateurs d'un mauvais film: "Un gouvernement et son péché : l'austérité".» – Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

«Tôt ou tard, c'est le citoyen qui paiera la note. Le retour à l'équilibre budgétaire ne doit pas se faire au prix d'une hausse des inégalités sociales.» – Lucie Martineau, présidente générale du SFPQ

«Cette commission n'a qu'un seul objectif avoué, celui de sabrer dans les services publics pour répondre à l'obsession du déficit zéro des libéraux sans prendre en compte les besoins et l'amélioration de la qualité de vie de la population. Nous remarquons également une forte tendance de la Commission à privilégier le mode d'utilisateur-payeur.» –  Louise Chabot, présidente de la CSQ.

«Il ne s'agit absolument pas d'une opération visant à améliorer les programmes à la population, car ce serait impossible dans un tel contexte d'austérité. Le but de cet exercice est clair.  Il s'agit de démanteler notre État social et de faire en sorte que le Québec devienne une province comme les autres.» – Jacques Létourneau, président de la CSN

«La qualité de la démarche initiée par l'équipe de la Commission, ainsi que ses premières conclusions, militent fortement en faveur de la poursuite de son mandat, qui s'avère plus que nécessaire pour assainir les finances de l'État et vivre selon nos moyens, et ce, pour préserver la qualité de vie actuelle et future de l'ensemble des Québécois.» –  Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec.

«Les constats de Lucienne Robillard émanent d’analyses et d’études fouillées auprès de différents ministères et comités interministériels et sont basés sur des faits et des chiffres véritables. Cette révision en profondeur traduit la volonté du gouvernement de retourner toutes les pierres et de n’exclure aucune voie pour réabsorber le déficit budgétaire du Québec.» – Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

«Le gouvernement s'entête à voir la présence d'étudiants français comme un problème budgétaire, alors qu'il refuse d'étudier les retombées économiques, démographiques et culturelles positives que ces étudiants engendrent.»  – Jonathan Bouchard, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

«Ce gouvernement a été élu il y a moins de neuf mois en promettant aux familles exactement le contraire de ce qu'il a annoncé cette semaine. En mettant fin au principe d'universalité des tarifs (de garderie) et en manquant à sa parole, ce gouvernement fait face aux critiques virulentes des familles qui se sentent flouées.» – Louis Senécal, président-directeur général de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE)

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