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25 ans après Polytechnique: une campagne contre la violence, par le YWCA

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Dans un peu plus d'une semaine, on va souligner un triste anniversaire: les 25 ans du massacre de Polytechnique. À cette occasion, le YWCA a lancé une campagne pan-canadienne, appuyée par le site web pascorrect.ca (et, en version anglais, notokay.ca): on veut faire réaliser à quel point la violence envers les femmes est encore trop peu dénoncée et sanctionnée.

On souligne, aussi, comment elle est encore présente, et souvent de façon insidieuse, dans les médias et le divertissement. C'est notamment ce que font ressortir ces messages radio, que vous êtes susceptibles d'entendre sur les ondes ces jours-ci. On ne fait que décrire, très actuellement, le genre d'images auxquelles on peut encore être exposés, sans qu'on y trouve beaucoup à redire.

Par exemple, dans un jeu vidéo:

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Dans un dessin animé:

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Dans un vidéoclip:

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Juste les textes donnent un peu froid dans le dos, non ?

Un autre message compare les sanctions auxquelles donne lieu une agression sexuelle, par rapport à certaines infractions au bord de la route:

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La campagne a été conçue par les agences Juniper Park (pour le Canada anglais) et Headspace Marketing (pour le volet en français). À noter que, dans les message radio, c'est le comédien Normand Daneau qui prête sa voix pour ces textes.

Sur le site web, on décrit nombre de situations où la violence envers les femmes se retrouve normalisée, et aussi où on se retrouve à blâmer les victimes. Et on invite les gens à changer leur photo sur leur profil Facebook, ou encore à utiliser le mot-clic #PASCorrect, afin de dénoncer des situations qu'on juge inacceptables. Quelques exemples de messages envoyés récemment sur Twitter:

-"40 % des victimes de violence conjugale ont été empêchées de travailler; 10 % ont perdu leur emploi ensuite. #pascorrect ".

- "Ah oui, il y a deux poids, deux mesures lorsqu’il s’agit de politiciens hommes et femmes. #PAScorrect #canlab #polcan"

Il faut dire, que, à la lumière de ce qu'il faut bien appeler maintenant "l'affaire Jan Ghomeshi", et de la conversation qui s'est enclenchée depuis autour des affaires d'abus sexuels, le moment est particulièrement propice pour ramener de telles questions à l'avant-plan...

Et vous, que pensez-vous de cette campagne ? Allez-vous vous relayer, que ce soit sur les réseaux sociaux ou autrement, des situations que vous jugez inacceptables?

 

 

12 commentaire(s)

Ginette L. dit :
27 novembre 2014 à 17 h 50 min

Bien d'accord avec cette campagne, je l'appuie de tout coeur.... Mais quand va-t-on faire une campagne pour dénoncer, prévenir et déceler les maladies mentales? Car dans le cas de la poly, le "violent" était carrément atteint de maladie mentale sérieure.

Jean dit :
27 novembre 2014 à 17 h 53 min

Se plaindre de la violence faite aux femmes dans les jeux vidéos et dessins animés? Vraiment? Dans les jeux, à part des NPCs mineurs, la très grande majorité de personages qui sont tués, torturés, etc. sont des hommes. Dans les films, la grande majorité des assassinats sont contre les hommes. Les femmes, elles, survivent presque tout le temps.

Allez-vous vraiment vous plaindre du peu de femmes qui se font maltraitées dans les jeux, films, dessins animés ou autre fictions lorsque la vérité est que les hommes fictifs sont les victimes principales?

Aussi, des études américaines ont démontré que la violence conjugale est principalement commencée par les femmes, quoi que les hommes ont tendence à clôre le débat de façon plus violente. Mais ça, il ne faut pas le mentionner, de peur de se faire étamper le mot "sexiste" dans le front.

mi_mi dit :
27 novembre 2014 à 19 h 00 min

A Jean:

Si tu appelles commencer la violence conjugale, par le fait d'être en retard, d'avoir parlé au téléphone, de n'avoir pas acheter la bonne viande ou le bon pain qu'il préfère, de ne pas être capable de faire taire les enfants quand le monsieur file pas, de bailler malencontreusement quand il parle, de prendre la défense de son ado qui n'a pas eu une bonne note ....

Alors oui, les femmes sont coupables d'avoir été violentes ... LOL

Jean: tu n'es pas seulement sexiste, tu sembles avoir de la graine de criminel ...

Jean dit :
27 novembre 2014 à 20 h 28 min

À mi_mi:

On ne parle pas d'opinion ici, mais d'études sérieuses faites par des universités et organismes gouvernementaux. Si vous souhaitez seulement les rejeter du revers de la main sans même vouloir y porter, alors vous ne faites que confirmer que vous êtes misandre. Ce sont des gens comme vous qui sont en train de rendre l'idéologie féministe toxique. Le féminisme a fait de très bonne choses au cours du dernier centenaire, mais des gens comme vous sont en train de détruire la cause.

Quant à dire que j'ai la graine de criminel, cela démontre bien que vous dites n'importe quoi :D.

Omi-san dit :
28 novembre 2014 à 4 h 08 min

L'exemple de Grand Theft Auto est tellement surutilisé et peu représentatif de l'ensemble du jeu. C'ets ridicule de revenir avec ça année après année.

Regis dit :
28 novembre 2014 à 10 h 09 min

Moi c'est le dernier message que je trouve absolument dans le champs.

Ça dit qu'il y a 3 agressions sexuelles sur 1000 qui donne lieu à une condamnations. Et puis, pensant que l'effet voulu est atteint sans doute, ça continue en impliquant le système de justice puisque il compare avec des infractions de la route qui elles seraient condamnées régulièrement. Les juges, qui sont pour une part des femmes, seraient dans un immense complot contre les femmes qui dénoncent leurs agresseurs autrement dit. C'est pas très convaincant.

À un moment lorsque Madame Bégin avait parler d'un viol au quart d'heure au Canada ou quelque chose de fou comme ça, il me semblait que c'était carrément impossible et j'avais fait mes propres recherches sur internet, sur les sites de justice/Canada etc, je ne me souviens plus des chiffres mais le nombre de plaintes est grand pour un tout petit nombre de personnes qui font effectivement de la prison.

De ce nombre, on voyait que pour le plus grand nombre, ça devait être de très petites sentences, quelques jours, quelques semaines. Genre le juge ne sachant plus que faire, condamne le gars pour faire plaisir à la femme.

Il y a une femme qui donnait elle-même l'explication de cet étrange phénomène l'autre jour, c'est que, dans les situations émotives de séparations et de divorce, c'est l'arme préférée et quasi unique de certaines femmes, accuser l'homme des pires ignominies sur ses enfants ou sur elle-même à partir de strictement rien. J'ai déjà participé à un regroupement d'homme divorcé ou chacun peut constater que c'est le cas plus souvent qu'autrement.

En plus, il doit y avoir des situations comme celle de cette député du NPD. Des femmes qui se leurrent elles-mêmes en pensant que l'amour peut rester platonique pendant un quart de siècle.

Regis dit :
28 novembre 2014 à 10 h 45 min

(suite...) Ce genre de femmes aime bien la compagnie du gars mais n'ont pas décidé ou pensé à coucher avec. Le gars ressent son attention et peut interpréter ça comme un encouragement à son désir. Le fait que lui ait un désir plus charnel pour cette femme ne le rends pas plus méprisable qu'elle pour autant. Ce sont 2 modes d'êtres et on joue tous un peu dans ces 2 modes. Un mode est plus proche de l'ange que l'autre sans doute, mais une sagesse populaire dit aussi "Qui veut faire l'ange, fait la bête."

À un moment à force d'être "affilé", le gars franchit la "vitesse V", celle ou l'avion roule la piste et ou il doit "s'envoyer en l'air" ou il va se crascher en bout de piste. Si en plus, la femme ne lui dit jamais "non" à aucun moment et ne fait aucun mouvement de rejet, c'est sur que le gars, parti sur son élan, n'essaiera même pas d'arrêter. De là, à appeler cette situation un viol ?! -Je serais juge, ça passerait dans les 997/1000 cas de non-condamnation.

C'est vrai qu'il doit y avoir de réels tarés. Ou des demi-tarés, comme Gomeshi semble en être un. Mais encore là, on parle de prison à vie pour lui !? -Ça n'a pas de bon sens dans la grille des punitions, il y a des gens qui tuent à répétitions et qui ressortent dans le temps de le dire. Pour les femmes infanticides c'est particulièrement facile de s'en sortir. La société a peur des sorcières, on a vite trouvé un nom à leur maladie car la société veut à tout prix voir les femmes comme ne pouvant pas faire aucun mal.

Gomeshi dans la loterie des maladies mentales (car c'est une maladie sûrement...) a hérité d'une maladie pas populaire puisqu'il a l'air de mêler violence et désir sexuel. C'est comme s'il avait attenté à l'image de l'amour idéale que toute les Canadiennes nourrissent secrètement et qu'on devrait le condamner à trois ou quatre sentence à vie pour ça. Il est rendu dans l'imaginaire collectif sur le même pied que le gars de la polytechnique..

Alexandre Reney dit :
28 novembre 2014 à 10 h 56 min

Dur de se prononcer en entendant seulement les descriptions. On ne connaît pas les contextes. Les médias concernés faisaient-ils la promotion de la violence ou la décrivaient-ils simplement? Montrer un meurtre à la télévision ne signifie pas nécessairement le glorifier. Le dernier message quant à lui est vraiment démagogique. Il est plus facile d'être condamné pour une infraction de la route que pour un viol pour une raison bien simple : la preuve est évidente; un policier vous a pris en flagrant délit! Je n'ai jamais entendu personne être condamné pour une infraction routière alors qu'aucun policier n'était témoin des faits.

Marie-Claude Ducas dit :
28 novembre 2014 à 12 h 51 min

Eh bien... Je suis un peu déconcertée par la teneur et l'orientation des commentaires... Mais pas si surprise, en y pensant. Et puis, messieurs, je dois quand même dire que vous soulevez des points valables, en général. (Sauf pour @Jean, dont le commentaire mérite des observations: la violence conjugale "commencée par les femmes" la plupart du temps ?? Franchement !! Et cela, appuyé par "des études sérieuses" de la part d'universités et d'organismes gouvernementaux" ? Il me semble qu'on en aurait davantage entendu parler. Je veux bien croire que les médias sont biaisés, mais quand même...) Et puis surtout: c'est frappant de voir que ce sont surtout des hommes qui se sont exprimés ici. Pourtant, les femmes ont sûrement leur opinion là-dessus. Mais elles restent silencieuses... Ça reflète sans doute pas mal ce qui se passe en général, vous ne trouvez-pas ?

J-F. Couture dit :
28 novembre 2014 à 13 h 24 min

Que voilà un sujet difficile à aborder quel que soit l'angle choisi. Mes multiples décennies passées sur notre petite boule bleue 'ont enseigné qu'aucun être humain n'est à l'abri de la violence, une violence qu'il peut soit pratiquer soit en être la victime.

Et selon le genre, la culture, l'éducation, l'environnement, la violence prend différentes formes dont la plus évidente est la violence physique. Cela n'adoucit en rien la violence psychologique à laquelle, si on oppose la violence physique pour la faire cesser, on finit la plupart du temps perdant dans l'opinion ou devant la Loi.

Oscar Wilde aurait-il raison, lui qui a écrit:

«Seuls les faibles mettent des années à s'affranchir d'une émotion. Celui qui est maître de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir. »

Cela expliquerait-il la résurgence de certaines émotions après des années voire des décennies de silence?

Jean dit :
28 novembre 2014 à 13 h 41 min

@Marie-Claude: Avez-vous pris la peine de faire une recherche avant de mettre de côté mon point? On en entend moins parler pour la principale raison que ce n'est pas ce qui fait les manchettes. C'est comme un blanc qui se fait tuer par un policier, ça passe dans un coin de journal, alors qu'un noir qui se fait tuer fait la page principale pour une longue durée. Il y a cela, et aussi parce que la violence, lorsque l'homme prend part, est généralement plus violente. Qu'un homme (ou une femme) aie des bleus, ça ne fera pas les manchettes. Qu'elle aie des blessures plus sérieuses, par contre, oui, ce sera le cas.

Le point est, la violence, que ce soit de la part d'hommes ou femmes, il faut arrêter. Mais il faut aussi arrêter de jouer à l'autruche et penser que les femmes sont innocentes de tout ici. Et surtout penser que parce qu'on peut tuer une femme dans un jeu comme Grand Theft Auto, qu'il y a une "culture de violence contre les femmes" dans les médias, surtout quand le jeu vous force aussi de tuer un grand nombre d'hommes durant le jeu.

Diane H. dit :
28 novembre 2014 à 21 h 05 min

Regis dit:

"À un moment à force d’être « affilé », le gars franchit la « vitesse V », celle ou l’avion roule la piste et ou il doit « s’envoyer en l’air » ou il va se crascher en bout de piste. Si en plus, la femme ne lui dit jamais « non » à aucun moment et ne fait aucun mouvement de rejet, c’est sur que le gars, parti sur son élan, n’essaiera même pas d’arrêter. De là, à appeler cette situation un viol ?!"

Vous êtes sérieux là? Vous essayez vraiment de nous la jouer comme le gars victime de ses pôôôvres hormones mâles qui ne peut pas stopper son érection et ramener vite vite le sang à son cerveau, comme un train lancé à pleine vitesse qui ne peut pas s'arrêter du tout une fois passé le point limite???

C'est manquer totalement de respect à la plupart des hommes qui sont corrects et assez en contrôle d'eux-mêmes pour ne pas céder à ce côté reptilien, comme s'ils n'étaient plus évolués qu'un animal en rut!!

À tout moment, une femme peut dire non et même si le gars est sur le point de la pénétrer après toute la panoplie des préliminaires, non veut dire NON, que cela lui plaise ou non, qu'il soit sur le bord de "crasher" ou que la fille ait tout fait pour l'exciter au plus haut point.

On peut mettre en doute bien sûr toutes les actions de la fille avant, mais il faudrait aussi savoir les deux versions de l'histoire, voilà pourquoi ces cas sont toujours difficiles - la parole de l'agresseur contre celle de la victime - en cas de viol.