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Prix du pétrole: fou raide!

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Je ne trouve pas d'autre mot pour qualifier la situation du pétrole à l'échelle mondiale.

Hier, les pays de l'OPEP n'ont pas réussi à s'entendre sur une baisse de la production. Or, ces derniers contrôlent 40% de la production mondiale... et ont décidé de maintenir leur production journalière à 30 millions de barils.

Le cours du Brent est donc rendu à 72,58 $US et le West Texas Intermediate à 69,05 $US et le prix du litre d'essence au Québec tourne autour de $1,10 à $1,20.

Ceci représente un parfait exemple de manipulation des prix. Ça, c'est sans compter sur la manipulation des entreprises pétrolières et des états pétroliers face aux enjeux environnementaux. Ça aura de nombreux effets et à court terme il y aura des gagnants et des perdants dans cette folie pétrolière.

Et après, certains osent encore parler de "libre-marché" et de "lois du marché"!!!

Les gagnants

-Les entreprises manufacturières qui exportent à l'extérieur du Québec:

Une baisse du prix du pétrole amène souvent une baisse des coûts de production. De plus, comme la valeur du dollar canadien est intimement liée au prix du baril de pétrole, une baisse du prix du baril veut dire une baisse de la valeur du dollar. Hier le dollar canadien se transigeait à 88,2 cents US. Plus la valeur du dollar baisse, plus il est facile pour ces entreprises d'exporter à l'extérieur du Canada.

-Les automobilistes:

Une baisse du prix du baril veut dire une baisse du prix du litre. Il est maintenant rendu à environ $1,10 à $1,20 le litre, ce qui veut dire des économies à la pompe. Il ne faudrait pas que les gens gaspillent ces économies en allant s'acheter des véhicules plus énergivores, mais c'est exactement ce que beaucoup de gens vont faire. Mais le plus "drôle", c'est qu'en 2007, beaucoup de gens décriaient le fait que le prix du litre soit monté... à $1,14 le litre. Aujourd'hui, ce prix est perçu comme acceptable.

-Les concessionnaires et les constructeurs automobiles:

Une baisse du prix à la pompe veut dire plus de ventes de véhicules énergivores. Lorsque les consommateurs ont plus d'argent à dépenser sur un véhicule, ils iront généralement vers ces plus gros véhicules qui représentent un plus gros profit pour les constructeurs et les concessionnaires. Il est plus payant pour eux de vendre un VUS qu'une voiture compacte ou sous-compacte.

-Les provinces et états qui ne produisent pas de pétrole:

Leurs finances seront moins grevées par un prix du pétrole à la baisse. De plus, le Québec et l'Ontario verront leur industrie manufacturière profiter de la baisse du dollar. C'est plus d'emplois potentiels dans ce secteur et donc plus de revenus pour ces deux provinces. Cela dit, la balance commerciale déficitaire du Québec CONTINUERA à se creuser à cause du prix du pétrole, mais juste moins vite.

Les perdants

-Les provinces et états producteurs de pétrole:

Des provinces telles que l'Alberta ont beaucoup à perdre dans cette baisse du prix du baril car leur pétrole est TRÈS inefficace. il demande énormément d'énergie pour être produit, coûte très cher et pollue beaucoup. Rendu à ce prix, plusieurs projets risquent fort de battre de l'aile ce qui veut dire: baisse des investissements, baisse du nombre d'emplois et baisse des revenus à la province. Si cette baisse dure, cela risque fort de remettre l'Alberta dans une situation très difficile. Le gouvernement fédéral aussi va y perdre car il bâtit une trop grande part de sa politique de développement économique sur l'extraction des ressources naturelles. Or, le prix des métaux a beaucoup baissé et c'est maintenant au tour du pétrole.

-Les énergies renouvelables: 

Le prix de ces énergies étant un peu plus cher que ceux du gaz et du pétrole, il est fort probable que des projets en énergies vertes soient aussi stoppés par cette baisse du prix du pétrole. Cela dit, c'est moins vrai qu'auparavant car le prix de revient des énergies éoliennes, solaires et surtout l'efficacité énergétique coûte de moins en moins cher et devient de plus en plus compétitif.

-L'environnement:

Une baisse du prix du pétrole entraine presque automatiquement une hausse de la consommation de pétrole. Qui dit hausse de la consommation de pétrole dit hausse des émissions de gaz à effet de serre et donc impact direct sur les changements climatiques, malgré ce que les "climat-obscurantistes" en disent et hausse des émissions polluantes.

La santé:

Une hausse de la consommation de pétrole veut aussi dire hausse des émissions polluantes et donc hausse des cancers, maladies pulmonaires et cardio-vasculaires et donc hausse de la mortalité ET des coûts de santé.

Les touristes:

Moins le dollar canadien vaut cher, plus il coûte cher de voyager à l'extérieur du Canada.

Assez de cette folie.

Ces prix en yoyo depuis des années rendent toute planification à moyen et à long terme quasi  impossible pour des gouvernements, des entreprises et des consommateurs. En effet, les gens d'affaires répètent souvent qu'ils ont besoin de conditions prévisibles pour être en mesure d'aller chercher du financement afin  d'investir dans leur entreprise. Le prix du pétrole ne cessant de monter et descendre au fil des mois, étant passé de:

-moins de $20 le baril en 1995

-$140 en 2008

-$33 en 2009

-$110 en 2013

-$75 en 2014

... Comment les entreprises et les gouvernements peuvent-ils planifier? Ces manipulations et spéculations rendent cela quasi-impossible.

Ah oui! Et dans quelques mois, deux à trois ans max,  lorsque le prix du pétrole atteindra de nouveaux sommets, cette folie reprendra dans l'autre sens...

Cette folie n'aura de cesse que lorsque nous deviendrons indépendants des énergies fossiles. C'est pourquoi je travaille depuis tant d'années à nous sortir de cette dépendance pathologique pour l'économie, la santé et l'environnement du Québec et de la planète. C'est pourquoi ma conjointe et moi avons fait le choix de diminuer notre consommation de pétrole de plus de 90% en transport.

Vous n'en avez pas assez de vous sentir comme les morceaux de bois au bout du fil  avec lesquels les pétrolières jouent au yoyo?

Moi si.

22 commentaire(s)

Pouec dit :
28 novembre 2014 à 8 h 42 min

Je suis OK avec plein de choses mais gare à ne pas confondre le rôle des pays de l'OPEP avec le rôle des compagnies pétrolières dans cette histoire.

Pouec dit :
28 novembre 2014 à 8 h 46 min

Car au niveau des pétrolières elles-mêmes, la baisse des prix n'est pas du tout à leur avantage... logiquement, le cours de leurs actions va avoir beaucoup plus de mal à progresser.

Eric dit :
28 novembre 2014 à 9 h 31 min

Pendant ce temps, les pétrolières (qui AU GRAND JAMAIS ne se consultent pour fixer le prix à la pompe) ont TOUTES augmenté les prix de 10%.

Jacques voyer dit :
28 novembre 2014 à 9 h 57 min

On est le yoyo d'une multitude d arnaqueurs. Gouvernement, mafia, syndicat, Apple, Facebook, mandarins obscures, députés, religion, Green Peace, pétrolières, religions, Five Eyes, USA, CHINE, et les scientifiques. Il s'agit de choisir celui qui nous dérange le plus et sur lequel on peut penser avoir un début du commencement d'une influence. L impact du prix du pétrole est minime et absorbable, d'autres facteurs économiques et politiques sont plus importants. Si on remplace le pétrole par l'énergie solaire on sera le Yoyo, DU premier producteur de panneau solaire .... la Chine. Pour ne plus être le yoyo de qui que ce soit, il me faudrait revenir à l'époque des cavernes ! Ne plus consommer, ne plus avoir le Tab3 sur lequel je vous répond. Défaitiste ou sceptique ?

alain maronani dit :
28 novembre 2014 à 10 h 06 min

La baisse du prix du baril est du principalement a 3 raisons;

La faiblesse de l'économie mondiale, il s'était passé la même chose en 2008, vous avez la mémoire courte, en même temps, depuis 2008 la valeur des produits financiers dérivés est passés de 350.000 milliards de $ a 700.000 milliards de $ (ce n'est pas un typo..). L'extraordinaire montée de la production pétrolière américaine qui grace aux pétroles non conventionnels a doublée depuis 2011. Il y en a encore pour plus de 10 années a ce rythme, et es USA sont devant L'Arabie Saoudite... La volonté de l'Arabie Saoudite dont le prix de revient du baril est de 5 $, conjointement avec les USA de punir la Russie, pour son action en Syrie et ailleurs.

Pour l'Alberta votre cible préférée, les problèmes vont commencer a 50 $ le baril pas avant, et est sur une montagne de réserves financières. Les principales victimes sont la Russie, l'Iran, le Vénézuela, le Nigéria, pays qui ont absolumment besoin de prix élevés pour payer leurs systèmes sociaux, a titre d'exemple l'Iran a besoin d'un baril a 114 $...

Le rouble a baissé de 30 %, Rosneft a vu ses bénéfices baisser de 90 %, et n'est plus en mesure de se financer (sanctions américaines), l'économie russe est a l'arrêt.

Les difficultés du secteur manufacturier au Québec ne cesseront pas avec un prix du baril bas, les problèmes structurels qui l'affectent ne sont pas reliés au prix du baril, sinon expliquez-moi pourquoi toutes les provinces, sauf le Québec ont augmenté leurs exportations les 2 dernières années...

Les énergies renouvelables, ne pleurons pas sur l'éolien, une betise consternante, un naufrage financier et techno, meme avant tout ceci..

Les voitures électriques..c'est la fin de la récréation...

Vous avez oublié un perdant local, Hydro-Québec, qui peut oublier les juteuses ventes d'électricité a l'exportation et je n'ai même pas évoqué la situation du gaz ou les prix sont encore plus déprimés d'ou la perte de gros...

radiohead dit :
28 novembre 2014 à 10 h 15 min

C'est certain qui si nous regardions qu'au bout de notre nez (province) les gens voient du positif et une autre raison de bloquer TransCanada. Il ne faut pas oublier que les companies mondialement payent le baril en dollard US. Présentement la dette aux USA est très élevée et elle n'a pas été réduite depuis le crash de 2008. La Chine en étant le plus grand producteur mondiale et aussi celle qui augmente le plus sa consummation pousse pour transfèrer le payement en or au-lieu du dollard US. La perte de taxe de tous les pays est comme un test d'une guerre économique incluant la Russie. La décision des pays arabes auront une influence future sur les marchés de libre échange avec les monnaies locales. Plus un pays est stable et ayant des liquidités mieux se sera car un pays avec une énorme dette sera facilement à la merci de la Chine qui achète en temps de crise économique surtout les ressources naturelles par contrat.

Francois Pitou dit :
28 novembre 2014 à 10 h 18 min

Reduire la consommation de 90% en transport. Qu,avez vous fait concretement...Comme fini les tours de machines, prendre le train etc...Plus de details de choses faisables et attaignables Daniel.

Denis Richard dit :
28 novembre 2014 à 10 h 48 min

Et le bon et généreux contribuable qui vote aux élections pour des gouvernement qui prennent de l`argent de nos taxes et impôts ( sans compter les abris fiscaux ) pour SUBVENTIONNER les pétrolières et les Banques qui font des MILLIARDS en excès de profits..

Caves sommes NOUS ...... Car ce même gouv. commence à couper ::: les pensions des travailleurs, l`aide aux handicapés, les services en santé / éducation,et de nous imposer de nouveaux frais et coûts... etc etc

Bertrand Desrosiers dit :
28 novembre 2014 à 11 h 59 min

Hier, un économiste plutôt farfelu et bitumineux affirmait sans rire que la baisse du prix du pétrole ferait perdre de l'argent au fédéral et ainsi qu'il y aurait moins de transfert de péréquation pour le Québec. Pour ce qui est de moins d'entrées d'argent au fédéral ça va, mais pour ce qui est de la péréquation c'est totalement farfelu. Comme l'affirme Daniel Breton dans ce blogue:« De plus, le Québec et l’Ontario verront leur industrie manufacturière profiter de la baisse du dollar. C’est plus d’emplois potentiels dans ce secteur et donc plus de revenus pour ces deux provinces. » C'est plus de 70,000 emplois manufacturiers au Québec qui s'est perdu à cause de la valeur du dollar basé sur le pétrole. Donc le Québec pourrait voir se créer plus d'emploi, ce qui signifie plus de revenus pour le gouvernement et moins besoin de péréquation. Et si la situation devait perdurer plus longtemps, c'est peut-être l’Alberta qui recevra de la péréquation....

Jean Santerre dit :
28 novembre 2014 à 12 h 26 min

Peu importe le prix. On voit bien que certains sont incapables de concevoir une vie sans pétrole et évoque les cavernes pour se convaincre. Pire encore ils ne voient aucune raison de l’envisager. La myopie est une tare que plusieurs partagent Et pourtant, les solutions existent en grand nombre, mais n'enrichiraient pas aussi facilement les avides oligarques et spéculateurs. Mais fondamentalement cette avidité est malsaine de bien des manières et les instabilités diverses que cause cela sont nombreuses. Pourquoi est-ce si difficile de comprendre qu'il faut éviter de sauter dans cette démence et sortir le plus possible de cette toxicomanie. Nécessité fait loi. Tout le reste ne devrait distraire personne.

Robert Marquette dit :
28 novembre 2014 à 12 h 26 min

J'aime ton analyse de la situation sur le prix du pétrole et ses conséquences dans notre vie quotidienne .

alain maronani dit :
28 novembre 2014 à 12 h 39 min

En complément...On comprend pourquoi Vladimir fait le malin en Ukraine, la encore le nationalisme russe sert a évacuer la dérive de l'économie russe qui n'exporte que 2 choses, du pétrole et du charbon (70 %) et des armes (30 %), rien d'autre...

L'indice RTS de la Bourse de Moscou, majoritairement libellé en dollars, plongeait vendredi dans le rouge, de 3,43%, tandis que l'indice moscovite MICEX, libellé en roubles, était presque à l'équilibre, au lendemain de la décision de l'Opep de maintenir son objectif de production. A 10H00 GMT, l'indice RTS, qui inclut les actions de 50 entreprises russes, tombait sous la barre symbolique des 1.000 points, à 972 points, du jamais vu en 2014.

Les marchés russes étaient fragilisés aussi par un nouveau record historique de faiblesse de la monnaie russe face à l'euro et au dollar, le rouble étant très sensible à la chute des prix du pétrole, dont l'Etat russe tire presque la moitié de ses revenus.

La décision jeudi de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de garder son objectif de production, malgré une offre surabondante, a été mal accueillie par les investisseurs russes, qui craignent que la baisse du prix du baril de pétrole n'entraîne celle des rentrées budgétaires de la Russie.

Les ministres du cartel ont en effet décidé de maintenir à 30 millions de barils par jour (mbj) leur niveau de production pour les six prochains mois.

Une décision qui continuait de se répercuter sur les cours du prix du pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier cédant vendredi matin 27 cents, à 72,31 dollars.

La chute des cours de l'or noir, qui ont baissé de 30% depuis mi-juin, pèse depuis plusieurs mois sur les indices boursiers, plombés aussi par le ralentissement de l'économie russe, dont la croissance devrait s'afficher à 0,3% au quatrième trimestre et à zéro en 2015 selon la Banque centrale russe.

J-F. Couture dit :
28 novembre 2014 à 13 h 04 min

S'il y a un comportement que je ne comprendrai jamais c'est bien celui qui consiste à se précipiter pour acheter un véhicule plus gros lors d'un déclin tout à fait conjoncturel et surtout très temporaire du prix du carburant à la pompe.

Quant à ces damnées fluctuations du prix du brut, à quoi d'autre les attribuer qu'aux manipulations spéculatives?

Daniel Breton dit :
28 novembre 2014 à 13 h 35 min

À Alain Maronani: Le déficit de l'Alberta était prévu de tripler... à $100 le baril. Ils sont loin d'être assis sur une montagne d'argent car, contrairement à la Norvège, ils n'ont à peu près pas mis d'argent de côté.

http://www.theglobeandmail.com/news/national/alberta-deficit-set-to-triple-on-slumping-oil-prices/article4509683/

Daniel Breton dit :
28 novembre 2014 à 13 h 39 min

À François Pitou:

Je suis passé il y a 15 ans à la voiture hybride. Depuis 2 ans, je conduis une Volt et ma blonde se promène en Smart électrique. De plus, nous utilisons aussi le transport actif et collectif. Donc, nous avons baissé notre consommation de pétrole d'environ 90% pour nos transports.

Pouec dit :
28 novembre 2014 à 14 h 55 min

Bah oui bien d'accord avec Daniel Breton sur plein de points... 1ère Révolution Industrielle : celle du charbon, 2ème Révolution Industrielle : celle du pétrole.

L'Union Européenne a signé plusieurs textes fondateurs pour se donner les moyens de réaliser la troisième en se basant en partie sur les travaux de l'économiste américain Rifkin (Les piliers de 3ème Révolution Industrielle). Et questions transports en commun (électriques notamment) ou encore développement des énergies renouvelables, ils ont pris une avance non négligeable. On attend l'Amérique du Nord au tournant sur ces questions. Il va falloir arrêter de se gaver et commencer à imaginer un peu 2050...

Il vaut mieux une décroissance préparée qu'une décroissance subie.

alain maronani dit :
28 novembre 2014 à 15 h 55 min

Vous me sortez un rapport de 2012...

Vous oubliez un peu vite que la dette de l'Alberta est de 8 milliard de $ pour un PIB de près de 300 milliards de $, plus que le Québec qui a une dette de 290 milliards de $...et le prix du pétrole va remonter, le Canada sera l'une des 3 puissances du pétrole au 21 ième siècle, lisez les rapports de l'IEA, votre sollicitude inquiète pour l'Alberta est touchante..

L'Alberta fera faillite quand au Québec nous mangerons depuis longtemps de l'herbe...

En anglais..

http://albertacanada.com/business/overview/economic-results.aspx

Alberta leads the nation in employment, exports, and investment:

Between 2003 and 2013, Alberta's exports of goods and services rose 73%, reaching $112 billion in 2013. A growing number of those exports are manufactured products and services. Although the global recession and the U.S. housing crisis had a profound impact on exports of manufactured goods, they still rose 50% between 2003 and 2013. Alberta has had a rapidly growing manufacturing base. Between 2003 and 2013, manufacturing shipments grew by more than 54% to $74 billion. More than 475,000 new jobs were created between 2003 and 2013.

Vous avez remarqué que l'industrie manufacturière a augmentée ses exportations de 54 %...non...?..le contraire de votre petite théorie...qui nous peint l'Alberta comme une province remplie de rednecks qui tetent du pétrole...c'est maintenant la base d'instituts de recherches fondamentales, d'industries pharma, de bio-technologies, etc..

D'après vous pourquoi...?...Une idée...?

On a laissé les entrepreneurs entreprendre, on s'est servi des revenus du pétrole, on n'a pas laissé la fonction publique tout envahir, la FTQ locale n'existe pas, la majorité des emplois ne sont plus créées par le secteur de l'énergie....

Ici au Québec on n'aime pas les mines, le pétrole, les zétrangers qui investissent....qui nous volent...et on subventionne les Volts...sur le dos des...

alain maronani dit :
28 novembre 2014 à 17 h 54 min

@Pouec

Vous racontez n'importe quoi...

50 % de l'électricité mondiale est produite par des centrales au charbon. Uniquement en Amérique du Nord il y en a plus de 600...a peu près 6800 au niveau mondial.

Il y en aura 1000 de plus dans les 20 prochaines années (Chine, Inde mais pas seulement).

Les 'amis' de Monsieur Breton en Allemagne ont obtenus la fermeture des centrales nucléaires...pour rouvrir les centrales au charbon...brillant.

Si vous pensez que vos bacs verts, votre vélo et la Volt subventionnée par les contribuables québécois vont nous sauver...vous devriez vous informer un peu plus..

Daniel Breton dit :
28 novembre 2014 à 20 h 33 min

Cher M. Maronani, je comprends vos arguments. Je ne suis pas nécessairement d'accord, mais je les comprends. Vous savez peut-être qu'avec les revenus du pétrole, l'Alberta n'a pas mis de côté une cagnotte intéressante comme la Norvège qui a maintenant plus de $800 milliards de côté tout en détruisant leur environnement. À tel point que Peter Lougheed lui-même a critiqué cette façon de faire. On ne parle pas ici d'un gauchiste ou d'un écolo. On parle de l'ancien premier ministre conservateur de l'Alberta!

Et avec la baisse du prix du pétrole, l'Alberta va se retrouver de nouveau dans le rouge.

Ah oui, et les pétrolières reçoivent du fédéral tout près d'1 milliard de $ en subventions, puisque vous voulez parler de subventions...

danyboy dit :
29 novembre 2014 à 3 h 00 min

Depuis que je me suis acheter une voiture electrique je me fou bien des hausses de prix du carburant. Penser plutôt a votre poche qu'à celle des autres. Fini la gloire des pétrolières, fini les abus envers les petites gens. Ceux et celles qui ne feront ce virage technologique s'en mordront les doigts. Dans deux ans apeinnent les voitures électriques pourront parcourir 300 à 400 kilomètres et 2020 elle vous conduisons du point a au point b sans tenir le volant. On arrêtera pas le progrès. Regardez vers l'avenir. Ne tenté pas de revenir en arrière.

Luc dit :
29 novembre 2014 à 11 h 35 min

Les sables bitumineux de l'Alberta seraient paraît-il, avec une réserve non-conventionnelle de 173 milliards de barils de pétrole, le troisième joueur mondial après l'Arabie-Saoudite et le Venezuela. Mais, quand on parle de pétrole non-conventionnel, de pétrole plus sale, plus difficile et coûteux à exploiter, les sables bitumineux albertains font partie de cette liste et lorsque que le prix du litre d'essence à la pompe commence à lorgner le dollar, ceux-ci deviennent moins rentables........De gros joueurs pétroliers chercheraient-ils à mettre de la pression sur le pétrole canadien ? Effet collatéral de la dernière petite empoignade entre M.Harper et M.Poutine à propos de l'Ukraine ?........

Marie-josée dit :
1 décembre 2014 à 13 h 47 min

Même à 1.10$, on paie trop cher. Les pétrolières sont appelés par plusieurs; les pétro-voleuses. Couillard devrait mettre la hache là dedans.