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Bulldogs

Un message à Andrighetto

« Je lui ai dit carrément, les standards sont élevés pour lui » - Sylvain Lefebvre

Sven Andrighetto
Photo d'archives Sven Andrighetto

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HAMILTON | Il y a parfois des leçons importantes à retenir. Sven Andrighetto n’oubliera pas celle que lui a servie Sylvain Lefebvre lors d’un récent voyage des Bulldogs à Saint-Jean de Terre-Neuve-Et-Labrador.

Même s’il se retrouve parmi les meilleurs marqueurs des Bulldogs depuis ses débuts avec l’équipe l’an dernier, Andrighetto a regardé un match de la passerelle de presse. C’était le 14 novembre dernier contre les IceCaps de Saint-Jean, le club-école des Jets de Winnipeg.

La veille, le Suisse n’avait pas obtenu de point dans un revers de 3 à 2 contre les IceCaps. Il avait terminé la rencontre avec un dossier de -1, un seul tir au but et il était au banc des punitions pour le premier but des rivaux.

Lefebvre a essuyé une tonne de critiques pour sa décision de lui faire sauter un match. En entrevue au Journal de Montréal, l’entraîneur en chef des Bulldogs a expliqué son choix. Il cherchait clairement à lui envoyer un message.

« Je lui ai dit carrément, les standards sont élevés pour lui, a rappelé Lefebvre. Il doit se présenter tous les matchs, je veux le voir travailler fort pour chacune de ses présences. Ce n’est pas juste une question de production pour Sven Andrighetto. »

« C’est un jeune avec beaucoup de potentiel, mais il lui reste des choses à travailler, a-t-il poursuivi. Pour devenir un bon joueur, il doit garder la pédale dans le fond. Il peut le faire, il patine bien et il est en forme. »

La bonne réponse

Depuis son court purgatoire, Andrighetto a appuyé sur l’accélérateur avec cinq points (1 but, 4 aides) à ses quatre dernières rencontres.

« Il n’y a pas de doute que j’étais frustré, a-t-il affirmé après un entraînement des Bulldogs, mercredi, au FirstOntario Centre de Hamilton. Je ne crois pas que je méritais de me retrouver dans les gradins. C’était le choix des entraîneurs. J’ai accepté leur décision sans dire un seul mot. »

« Je me suis ensuite botté le derrière pour revenir encore plus fort, a-t-il enchaîné. Je voulais leur prouver que ma place se retrouve sur la glace et non sur une passerelle de presse. À mon premier match après cette petite punition, j’ai obtenu trois passes et j’ai aidé les Bulldogs à remporter un gros match face à Rochester. »

Malgré cet incident, Andrighetto a décrit sa relation avec son entraîneur comme étant très bonne.

« Je sais que Sylvain croit en moi. Il cherche à m’aider, il est parfois dur avec moi, mais ça ne me dérange pas. J’ai comme objectif de m’améliorer, j’ai encore plusieurs choses à apprendre. »

En 17 matchs cette saison avec les Bulldogs, l’ancien des Huskies de Rouyn-Noranda a récolté 14 points (7 buts, 7 passes).

« J’ai un départ correct, je sais que je peux en faire plus, a-t-il dit. J’ai encore plus à cœur le sort de notre équipe, nous voulons participer aux séries. »

Encore jeune

Repêché au troisième tour par le CH en 2013, Andrighetto fait partie des plus beaux espoirs de l’organisation. À 5 pi 9 po et 186 lb, il n’a rien d’un attaquant imposant, mais il a une très bonne vision et un bon flair offensif. Il a aussi ajouté une corde à son arc cette saison en jouant plusieurs matchs à la position de centre.

« Je ne crois pas être très loin de la LNH, a-t-il souligné. J’ai juste hâte au jour où l’équipe me donnera une première chance. Je reste patient. J’ai juste 21 ans. J’en suis seulement à ma deuxième saison dans la Ligue américaine. J’ai encore du temps devant moi. Je profite de mes jours à Hamilton pour m’améliorer. Il s’agit d’une très bonne ligue, je ne perds absolument pas mon temps. »


 

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