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La KHL pleure le décès de Tikhonov

Viktor Tikhonov
Photo d'Archives Viktor Tikhonov

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Le légendaire entraîneur soviétique Viktor Tikhonov, qui a été porté à son dernier repos jeudi à Moscou lors d’une somptueuse et douloureuse cérémonie au Ice Palace Arena, n’a jamais été directement associé à la Ligue continentale de hockey.

Le légendaire entraîneur soviétique Viktor Tikhonov, qui a été porté à son dernier repos jeudi à Moscou lors d’une somptueuse et douloureuse cérémonie au Ice Palace Arena, n’a jamais été directement associé à la Ligue continentale de hockey.

Sa carrière d’entraîneur s’est terminée en 2004, après une horrible performance de la Russie au Championnat du monde de hockey en République tchèque. En tant que journaliste pour le quotidien russe Sport-Express, j’ai couvert le tournoi et eu l’honneur de rencontrer Tikhonov pour la première fois. À un certain moment, j’ai dû intervenir pour sauver un journaliste tchèque un peu trop zélé de la furie de Tikhonov. Le «Grand-Père» [comme les journalistes russes couvrant le hockey l’appelaient depuis 20 ans] n’était visiblement pas dans une bonne journée.

La légende, qui avait alors 73 ans, n’a jamais été en mesure de tisser des liens avec une délégation de joueurs de la LNH et de jeunes hommes, dont un certain Alexander Ovechkin, qui avait 18 ans. La Russie a terminé au 11e rang. L’ère Tikhonov était manifestement finie.

Honnêtement, l’ère Tikhonov était terminée depuis longtemps. Il s’est accroché à son poste d’entraîneur-chef du CSKA de Moscou, à une époque où il était le symbole de l’URSS, dans les turbulentes années 1990. L’équipe a finalement été scindée en deux, dont l’une qui se nommait «Le CSKA de Tikhonov».

Mais le vrai CSKA de Moscou et le vrai héritage de Tikhonov ont été bâtis dans les années de l’URSS. Le «CSKA de Tikhonov» était celui de Slava Fetisov, Igor Larionov, Sergei Makarov, Pavel Bure, Sergei Fedorov et Alexander Mogilny. La plupart de ces joueurs s’entendaient plus ou moins bien avec le géant du hockey russe. Fetisov et Larionov ont d’ailleurs mené une rébellion anti-Tikhonov, qui a abouti à leur défection vers l’Amérique du Nord et la LNH. Résultat similaire pour Mogilny et Fedorov.

Mais Tikhonov, qui est décédé le 24 novembre à l’âge de 84 ans, sera remémoré comme le dernier vestige du hockey soviétique. Avec trois médailles d’or olympiques, huit Championnats du monde, une Coupe Canada en 1981 (avec une démolition du Canada en finale, 8-1) et 12 conquêtes consécutives de la première ligue soviétique avec le CSKA (entre 1978 et 1989), Tikhonov a laissé derrière lui un héritage qui ne sera jamais surpassé.

Tikhonov était un entraîneur qui imposait le respect par son style dictatorial, un symbole de l’invincibilité de l’URSS. Puis, il s’est assoupli dans ses dernières années. Son surnom de «Grand-Père» était plutôt bien choisi puisque son petit-fils, également Viktor Tikhonov, émergeait comme une figure de proue du SKA de Saint-Pétersbourg. Après le triomphe de la Russie au Championnat du monde hockey en 2014, à Minsk au Bélarus, l’attaquant de 26 ans a mis au cou de son grand-père sa médaille dans une scène incroyablement touchante.

La santé de Tikhonov s’est détériorée après que son fils Vasily fut tué dans un tragique accident l’année dernière, à l’âge de 55 ans. Le jour de la mort de Tikhonov, le jeune Viktor, du SKA, devait se mesurer au CSKA de Moscou.

Le petit-fils a marqué deux buts et amassé une aide contre l’ancienne formation du «Grand-Père». Mais le CSKA l’a finalement emporté 5 à 3.

Encore «Dirty Naz»

L’ancien dur à cuire de la LNH Andrei Nazarov, l’entraîneur le plus controversé de la KHL, ne peut être apprivoisé. Le pilote du Barys d’Astana est encore dans une mauvaise passe, et ce, même s’il a déjà été suspendu un peu plus tôt cette saison pour avoir fait des gestes obscènes envers les arbitres et les partisans adverses. Lors d’une récente partie entre le Barys et les Ak Bars de Kazan, Nazarov a explosé après une bagarre entre l’homme fort des Ak Bars, Alexander Svitov, et l’un de ses joueurs. Il a en fait lancé une bouteille d’eau vers Svitov et a essayé de sauter sur la patinoire pour se battre lui-même. Il a été renvoyé au vestiaire par les arbitres.

Après la rencontre, «Dirty Naz» a répondu avec un discours rempli de jurons à trois questions d’un correspondant du site internet Business Online. Nazarov a reçu une suspension de quatre parties, ce qui ne l’empêchera probablement pas de récidiver.


Le chiffre de la semaine: 500

L’attaquant du Metallurg de Magnitogorsk Sergei Mozyakin, l’une des vedettes de la KHL, est devenu le premier joueur de la ligue à atteindre le plateau des 500 points en carrière. Il a réussi l’exploit en marquant un but en avantage numérique, jeudi contre le Lada de Togliatti. Immédiatement après, l’«Ovechkin de la KHL» a trouvé encore une fois le fond du filet avec l’avantage d’un homme.

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