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Récits de voyage

Randonnée au Népal

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Si comme moi, vous vous sentez parfois complexés face à des gens particulièrement en forme, il est possible que vous alliez ressentir cette impression, une fois rendus à Katmandou.

Il y a beaucoup d’athlètes de tout âge et munis d’équipement très classe. Dans cette ville, tout est orienté en fonction de la randonnée. Donc, difficile de passer à côté de cette activité.

Mais nous avons demandé à notre organisateur, la randonnée idéale pour des débutants comme nous. Il nous a suggéré la vallée du Langtang, un trajet des plus faciles de cinq jours. Selon lui, nous pourrions y aller à notre rythme et même nous arrêter en chemin pour admirer le paysage et prendre des photos. Puis, inutile d’engager des porteurs pour nos sacs, si nous amenions que le strict minimum.

Pour nous rendre à notre point de départ, nous avons dû prendre un autobus local bondé qui durant environ huit heures, roulait sur des routes étroites dans les montagnes himalayennes en effectuant constamment des virages.

Je n’ose imaginer la sensation de frayeur si j’avais eu à m’installer sur le toit du véhicule comme les nombreux passagers népalais qui s’y cramponnaient avec leurs bagages. Ça, c’est vraiment voyager en classe économique!

Pour respecter l’horaire établi par notre guide pour notre randonnée, il fallait constamment s’activer. Donc, bien difficile de contempler la rivière, la montagne Langtang II au sommet enneigé ou en haut des arbres, les singes à tête blanche.

J’ai terminé la première journée avec l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même, sentant à peine mes jambes. Mais découragé, le guide considérait que nous étions très loin de l’objectif. Habituellement, pour cette distance, cela prend six heures, mais vous, ça vous a pris huit heures. Vous êtes very very slow.

Déjà avec slow, l’ego est durement atteint. À very slow, impossible d’avoir le moindre amour propre. Je vous laisse imaginer l’effet que peut produire un very very slow.

C’est vrai que beaucoup de randonneurs pleins d’énergie nous dépassaient avec aisance, sans mentionner tous les porteurs avec des charges incroyables sur le dos.

Il y avait aussi les animaux qui prenaient plaisir à nous humilier en nous obligeant à leur céder le passage comme des troupeaux d’ânes se suivant à la queue leu leu d’un pas régulier.

Lorsque j’étais à mi-chemin d’un long escalier de pierre, situé sur le bord d’une falaise, une vache a meuglé derrière moi. Madame voulait passer et refusait d’attendre son tour. Collé le plus près de la paroi montagneuse, j’ai prié que les cornes de la bête veulent bien m’épargner.

À la fin de nos journées, nous nous arrêtions pour nous reposer dans des maisons de thé se trouvant sur notre route. C’était le moment pour notre guide de nous prodiguer ses conseils en grand nombre. Trois fois par semaine, vous devriez faire de la marche rapide durant environ une heure. Quand vous reviendrez l’année prochaine au Népal, ça devrait être beaucoup mieux.

Dans une de ces maisons de thé, au coin du feu, des randonneurs expérimentés échangeaient entre eux à propos de leurs exploits.

Moi, j’ai fait le trek à Annapurna. À la fin du parcours, je n’étais pas du tout exténuée. Je n’avais même pas la moindre ampoule aux pieds. J’étais vraiment déçue. Oh la la!

Je me suis demandé alors si le plaisir de certains randonneurs était surtout de nature masochiste. Ça explique peut-être que jamais dans ma vie, j’ai eu le sentiment d’avoir le profil du grand sportif!

Notre prochaine aventure, dans l’édition du 3 janvier 2015, mettra en scène une coquerelle géante du Sri Lanka et des Québécois effrayés.

Avec la collaboration de Mathieu Guénette

Dépasser ses limites

Le Népal est bien connu des grands sportifs pour ces nombreuses possibilités de randonnées en montagne de plusieurs jours. C’est une belle occasion de dépasser ses limites personnelles tout en se retrouvant dans des décors enchanteurs. De plus, Katmandou est une ville qui sait répondre aux divers besoins des touristes par sa variété de restaurants et ses diverses boutiques pour se ravitailler.

Pour notre part, nous avons beaucoup apprécié notre séjour au Chitwan National Park, nous trouvant un peu plus au sud de Katmandou. Nous avons pu nous promener en pleine forêt à dos d’éléphant et y croiser des rhinocéros. Nous avons vécu de beaux moments aussi en naviguant en pirogue, très tôt le matin dans une atmosphère brumeuse où nous pouvions observer au loin des alligators.

Ce fut aussi l’occasion de visiter des villages moins fréquentés et où les gens, malgré leur grande pauvreté, semblaient dégager une certaine joie de vivre. Les Népalais sont parmi les peuples que nous avons trouvés des plus accueillants et de service.

Pour visionner des vidéos de notre voyage et obtenir d’autres informations, nous vous invitons sur le site : www.leschienserrants.com

 

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