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Austérité : l’appui à la forêt remis en question par le gouvernement Couillard

Laurent Lessard
Photo Archives / Agence QMI

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Un investissement de 225 M$ prévu pour des travaux sylvicoles en région et annoncé en avril dernier est remis en question par le gouvernement Couillard, a appris Le Journal.

Cette somme allait pourtant «permettre de faire rentrer des gens pour travailler dans toutes les régions forestières, dont la mienne, le Saguenay–Lac-Saint-Jean», affirmait Philippe Couillard il y a à peine huit mois.

Peu après son élection et alors qu’il connaissait la situation budgétaire du Québec, Philippe Couillard avait en effet annoncé en grande pompe à Clermont, dans l’ancienne circonscription de Pauline Marois, ces investissements de 225 M$ dans la forêt.

En analyse

Or, Le Journal a appris que, malgré cet engagement gouvernemental, il n’est pas possible de statuer sur l’avenir de cette enveloppe.

Au bureau du ministre de la Forêt, Laurent Lessard, on confirme cette information et on admet ne pas savoir ce qu’il adviendra de cette subvention auparavant essentielle.

«Le dossier est toujours en analyse actuellement, alors je ne peux vous confirmer, pour le moment, ce qu’il adviendra de cette enveloppe budgétaire», affirme-t-on dans l’entourage de M. Lessard.

Pourtant favorable

M. Lessard était pourtant favorable à cet investissement, supérieur à ce qui était promis par l’ancien gouvernement péquiste. «C’est une dépense pour créer de la richesse», expliquait alors le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Cet investissement public va permettre de «livrer du bois aux scieries qui font travailler du monde», et, ultimement, «de donner un coup de pouce à l’économie de certaines régions», ajoutait le député de Lotbinière-Frontenac.

Préparer la forêt

Le financement des travaux sylvicoles est en fait une forme de subvention à l’industrie forestière et «prépare» la forêt québécoise à des coupes industrielles.

Québec souhaitait injecter 66 millions $ pour les «éclaircies précommerciales, le dégagement et le nettoiement», et 29 millions $ pour le «transport de plants et l’entretien de chemins», par exemple.

L’industrie de la forêt offre 60 000 emplois au Québec.