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Le recteur dénonce les compressions

Bourses Pierre-Péladeau
Photo Albert Vincent

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Dénonçant la vague de compressions qui amputent le budget de l’UQAM depuis trois ans, le recteur de l’université espère ne pas avoir à abolir des programmes.

Dénonçant la vague de compressions qui amputent le budget de l’UQAM depuis trois ans, le recteur de l’université espère ne pas avoir à abolir des programmes.

«C’est très important, pour moi, de conserver la diversité des programmes à l’UQAM», a affirmé Robert Proulx, en marge d’une conférence de presse sur les perspectives d’avenir de l’université, hier.

«Mais si nous devons faire face à d’autres coupures en 2015-2016, comme le laisse entendre le gouvernement, on ne sait plus où on va pouvoir couper», a-t-il dit, ne cachant pas son inquiétude.

Depuis trois ans, M. Proulx considère que les compressions ont causé un manque à gagner de 27 M$ à l’UQAM.

Pour le budget de l’année 2014-2015, une coupure de 3,7 M$ a dû être absorbée en plein milieu de l’année financière, a-t-il dénoncé. L’UQAM a donc puisé dans ses «réserves», destinées à son développement immobilier et aux technologies d’information de l’établissement.

«Mais maintenant, les réserves sont épuisées», prévient M. Proulx.

L’université ne prévoit pas abolir des programmes pour le moment, assure le recteur.

«D’autres coupures nous amèneraient à faire des compressions dans la masse salariale. Est-ce que ça va vouloir dire des coupures de poste? On ne le sait pas encore. Il va falloir faire une restructuration.»

L’université cherche à augmenter ses revenus, en allant chercher des étudiants aux «parcours différents», qui ne se retrouveraient pas sur les bancs des universités en temps normal.

Mais une chose est sûre: «Ce n’est pas possible de développer une université dans un contexte de compressions à répétition», martèle Robert Proulx.