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Procréation assistée: des parents manifestent pour le maintien du programme québécois

Procréation assistée: des parents manifestent pour le maintien du programme québécois
JEAN-MARC GILBERT/AGENCE QMI

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MONTRÉAL – De nombreuses personnalités publiques, parents, couples infertiles et membres de la communauté se réuniront samedi, au centre-ville de Montréal, afin de démontrer l’importance du maintien du programme québécois de procréation assistée, dans le cadre d’une marche de l'espoir.

MONTRÉAL – Des centaines de personnalités publiques, parents, couples infertiles et membres de la communauté se sont réunis, samedi, au centre-ville de Montréal, afin de démontrer l’importance du maintien du programme québécois de procréation assistée, dans le cadre d’une marche de l'espoir.

Les participants à la marche se sont donné rendez-vous à la Place des Arts et se sont rendus à la Place du Canada. Certains parents ont arboré des photos des enfants qu'ils ont eus grâce au programme.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a déposé en novembre dernier un projet de loi visant à restreindre l’accès au programme en imposant de nouvelles balises, limitant ainsi le nombre de personnes pouvant bénéficier des services de procréation assistés gratuitement.

La proposition a provoqué une levée de boucliers parmi les parents. Karine Joizil, une avocate de formation, a donné naissance à deux enfants grâce à la fécondation in vitro. Selon elle, le ministre applique «une solution simpliste» au lieu d’apporter des ajustements au programme existant.

En réponse au ministre Barrette, qui a déjà qualifié le programme actuel de «bar ouvert», Mme Joizil répond que «s’il fallait couper tous les programmes dans lesquels il y a des abus, il n’y aurait pas d’État québécois. Il y a peut-être une dérive, mais il y a aussi des enfants qui naissent pas milliers».

En effet, selon l’Association des couples infertiles du Québec, 5000 enfants ont vu le jour depuis la création du programme public de procréation assistée. «Si ce n’était pas du programme, tous ces enfants ne seraient pas là aujourd’hui», a dit Krystel Lavigne, vice-présidente de l’association.

Julie Snyder, qui a été une militante de la première heure dans le dossier, a pris part à la marche. «Non seulement tout est à recommencer, mais ce que le nouveau projet de loi propose est un recul. C’est pire que ce que c’était avant la création du programme en 2010 à plusieurs niveaux. Les femmes infertiles n’ont pas le ventre rond, mais elles ont le dos large en ′′mosus′′», a-t-elle lancé.