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Stephen Harper: L’État islamique, «grande menace pour le monde entier»

Près de deux mois après l'attentat au parlement à Ottawa, le premier ministre Stephen Harper gardait un pénible souvenir des événements. Il demeurait toutefois plus que jamais convaincu de la nécessité, pour le Canada, de poursuivre la lutte aux terroristes, ailleurs, mais également ici au pays, lors de son entrevue de fin d'année avec Pierre Bruneau.
Photo Capture d'écran, TVA Près de deux mois après l'attentat au parlement à Ottawa, le premier ministre Stephen Harper gardait un pénible souvenir des événements. Il demeurait toutefois plus que jamais convaincu de la nécessité, pour le Canada, de poursuivre la lutte aux terroristes, ailleurs, mais également ici au pays, lors de son entrevue de fin d'année avec Pierre Bruneau.

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OTTAWA - Malgré les deux attaques survenues à Ottawa et à Saint-Jean-sur-Richelieu en octobre dernier, le premier ministre Stephen Harper persiste et signe: le Canada doit combattre l’État islamique.

Dans son entrevue de fin d’année avec le chef d’antenne de TVA Nouvelles Pierre Bruneau, Stephen Harper est revenu sur le terrorisme duquel aucun pays ne semble désormais à l’abri.

«C’est malheureux, mais c’est une réalité du XXIe siècle, la croissance du terrorisme djihadiste à travers le monde», qualifiant du même coup l’État islamique de «grande menace pour le monde entier».

«C’est la raison pour laquelle le Canada travaille avec nos alliés pour répondre à cette menace. [...] Je pense qu’on peut limiter d’une façon très sévère les menaces. Est-ce qu’on peut éliminer ce mouvement à court terme? Je pense que non. Mais est-ce qu’on peut continuer à avoir des sociétés sécuritaires et où on peut avoir des vies normales? Évidement que oui, mais il est nécessaire de prendre ces menaces au sérieux.»

Concernant l’attaque au parlement, le premier ministre reconnaît sa «chance» d’avoir été évacué rapidement.

«C’est un peu différent pour moi comme premier ministre. On comprend les menaces, on a toutes les informations de l’intelligence qui indiquent les menaces contre moi et contre le pays. On est prêts tout le temps. Pour les autres, ça a été plus difficile.»

Optimisme

Au sujet de l’économie, Stephen Harper se montre optimiste malgré la baisse du prix du pétrole qui affectera certaines provinces.

«Évidemment, ce sera plus difficile pour l’Alberta et l’Ouest, mais c’est une économie résiliente dans cette partie du pays. Pour nos revenus, ça va réduire notre flexibilité, certainement, mais la réalité est que nous avons presque déjà un budget équilibré et nous garderons un budget équilibré.»

«Nous avons une économie avec des bases fondamentalement bonnes, mais il est nécessaire de faire des choix et de garder le bon chemin en prenant de bonnes décisions.»

Le premier ministre conservateur entend d’ailleurs miser sur son «bon» bilan en vue des prochaines élections qui doivent avoir lieu l’automne prochain.

«J’aime encore ma job. Je dis régulièrement que j’ai la meilleur job dans le meilleur pays du monde. Je suis encore enthousiaste et j’ai encore le sens des responsabilités. Je pense qu’il y a encore des inquiétudes et des défis auxquels on doit répondre», a conclu Stephen Harper.