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#Charlie Hebdo: j'ai un rêve

#Charlie Hebdo: j'ai un rêve

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«I have a dream», a dit un jour Martin Luther King. Moi aussi j'ai un rêve aujourd'hui. 

Je rêve que tous les journaux du monde libre publient à la une demain un dessin de Charlie Hebdo. 

Ci-haut, celui que je choisirais. Parce que c'est la «une» que le directeur de la publication, Charb, mort dans l'attentat de ce matin, avait choisie après l'incendie criminel de 2011. 

Mais ça n'arrivera pas. La peur est installée. 

En vérité, la peur s'est installée en 1989 quand l'ayatollah Khomenei, alors Guide de la révolution islamique iranienne, a prononcé une peine de mort contre l'écrivain indo-britannique Salman Rushdie pour son ouvrage de fiction, Les Versets Sataniques. 

Depuis, plus personne n'a osé écrire un roman aussi «dangereux». 

Mais laissons à demain les expressions de colère, les accusations, les analyses. 

Aujourd'hui, il faut pleurer pour des êtres humains qui sont morts pour rien. Pour leurs proches qui les aimaient. Pouir leurs lecteurs qui les admiraient. Pour la France qu'ils protégeaient. 

Et aussi pour la liberté, première victime de cette tuerie insensée.