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Pour les fans de Dick Dale

Surf-Age Nuggets  |  *****, Trash & Twang Instrumentals 1959-1966, Rockbeat Records
Photo Courtoisie Surf-Age Nuggets | *****, Trash & Twang Instrumentals 1959-1966, Rockbeat Records

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Pochette engageante, nostalgie à la clé, image dorée de la Californie du Space Age et surtout cette sous-culture underground naissante qui va anoblir le rock de garage; cette anthologie a le mérite de puiser aux sources, de présenter les 45 tours des gloires locales des radios du grand Los Angeles, puis celles du Sud, près de la frontière et au-delà, en Basse-Californie, puis celles de l’Est, du comté de San Bernardino et celles des radios pirates de Sonora.

Sur quatre CD, le réalisateur James Austin prend bien soin d’aligner avec circonspection les succès les plus significatifs de l’évolution du genre, particulièrement sur les plages B. Non seulement ses racines ne seront jamais dénaturées par la pop, le blues et la soul, mais elles résisteront avec panache à l’invasion britannique, qu’ils vont ignorer complètement. Seule la musique ranchera, ou l’emploi de la trompette pour l’effet hilarant, seront susceptibles d’être empruntés.

Les fans du genre, à travers Dick Dale ou les plus respectables Ventures, s’y retrouveront. Mais ce sont surtout les fans de skate, de punk pur, du surfin’ set qui sont visés, par la reprise de Miserlou par les Emotionals, au son sale et au ton agité, ou de Snake Eyes, des Losers (quel nom prédestiné!), avec sa voix off à la Tarantino.

Chaque CD présente un montage exceptionnel, évitant la redite et offrant toujours plus de différences de ton. Pour l’ajout d’un élément plus dramatique mais connu, on place des publicités d’époque, dont ceux de VOX, la marque légendaire d’instruments et d’équipements, ou de Coca-Cola, dans une annonce on ne peut plus régionale, vantant l’expérience quasi mystique du surfeur. Des classiques. Idem pour l’identification d’une radio mexicaine, pour une clientèle on ne peut plus yankee.

Le dernier CD suggère une conclusion sur l’extinction de la mode et la mutation du genre; punk, la carte que suivront Social Distorsion, Offspring ou NOFX, voire son propre fondateur Dick Dale dans les années 90; folk-rock, à la Byrds avec la chanson No Return, des Vistas, qui clôt ainsi cette anthologie.

Pour lutter contre la grisaille hivernale.


Surf-Age Nuggets  |  *****, Trash & Twang Instrumentals 1959-1966, Rockbeat Records
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Daniel Boucher  |  ***1/2
 
Toutte est temporaire
Boucane Bleue
 
Il s’est fait attendre, mais l’attente en valait la peine. D’abord parce que son contenu détonne par rapport à la concurrence. Musicalement, du rock de garage joué à deux: Boucher aux guitares acoustique, électrique et basse, échantillonnages, et Sylvain Clavette à la batterie ainsi qu’à la réalisation. Le ton? Québécois et psychédélique des années 70, des riffs combinés à des boucles sonores et à un mixage du même type, où l’on entend distinctement toutes les lignes mélodiques et les timbres instrumentaux, soutenant une voix qui porte, sereine et assumée. Il cause nostalgie, amour humide, hormonal ou sceptique et d’une hallucination et du temps qui broie tout. Comme son titre, on passe vite à travers et on se le repasse pour les émotions.
Surf-Age Nuggets  |  *****, Trash & Twang Instrumentals 1959-1966, Rockbeat Records
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Kensico  |  ***1/2
 
White Sage
Le mouvement des marées
 
Kensico est le nom de scène de Gaëlle Bellaunay, Française ayant bourlingué pas mal avant de poser ses valises à Montréal. White Sage, du nom de cette vivace fort courante dans le Sud-Ouest américain, est un album qui surprend par rapport à la production locale. D’abord, c’est Daran qui en est le réalisateur; le genre, à mi-chemin entre stoner rock et indie, s’explique par les collaborateurs américains gravitant autour de Mark Lanegan et Queens of the Stone Age. La musique y est envoûtante, planante. Pour guitares, piano, percussions et beaucoup d’effets et de textures sonores. Une réussite tout du long. Quant à la qualité d’interprétation vocale de Bellaunay, sa diction est remarquable, le ton est juste, quoique la tessiture soit limitée. Quelque part entre Elizabeth Fraser, des Cocteau Twins, et June Tabor. Chaleureusement recommandé.
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Emmylou Harris  |  ****1/2
 
Songbird : Rare Tracks & Forgotten Gems, Rhino 
 
Elle est connue pour le grain magnifique de sa voix, sa beauté toute naturelle, ses partenariats avec le légendaire Gram Parsons, ainsi qu’avec Bob Dylan, Johnny Cash, Neil Young, Dolly Parton, Linda Ronstadt, Daniel Lanois et les sœurs McGarrigle. Cette compilation de quatre CD refait surface parce qu’elle permet d’apprécier cette voix inclassable (For No One, de Lennon-McCartney) et une qualité d’interprétation que l’on reconnaît entre toutes. Entre rock, country et folk, là d’où elle vient. On couvre quatre décennies, s’arrêtant au début des années 2000, où elle fait toujours et encore preuve d’évolution. Beaucoup de chansons sont compilées à partir d’albums ou d’archives pratiquement introuvables. 
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