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Orléans Express s’oppose à la concurrence en Gaspésie

Taxi Fortin se fait barrer la route par Orléans Express dans son désir de prendre de l’expansion.
Photo Nelson Sergerie Taxi Fortin se fait barrer la route par Orléans Express dans son désir de prendre de l’expansion.

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Orléans Express s’oppose à toute nouvelle demande d’expansion de service en Gaspésie devant la Commission des transports du Québec (CTQ), ce qui met des bâtons dans les roues de Taxi Fortin, de Cloridorme, qui souhaitait profiter de la réduction majeure des services du transporteur pour prendre de l’expansion en Gaspésie.

«Ils nous feront concurrence. Si on veut maintenir le service semi-express qui existe aujourd’hui, on ne peut pas accepter que quelqu’un vienne prendre du monde entre Grande-Rivière et Rimouski, parce que ce sont des clients que nous transportons», indique le président et chef de la direction de Keolis Canada, société mère d’Orléans, Patrick Gilloux.

«À ce moment, il faudra peut-être étudier qu’Orléans se retire complètement de la Gaspésie», lance le PDG.

Cette position avait été évoquée en août dernier à Gaspé, lors de la comparution du transporteur devant la CTQ au moment où il demandait une réduction majeure de la desserte gaspésienne, entrée en vigueur dimanche dernier.

Nature du permis

Dans son opposition, dont Le Journal a obtenu copie, Keolis Canada s’interroge aussi sur la nature du permis de taxi soutenant qu’il s’agit davantage d’un permis d’autobus, tout en mettant en doute la rentabilité du projet.

Taxi Fortin possède, depuis 1949, un permis qui lui permet de prendre de la clientèle entre Gaspé et La Martre vers Québec et Montréal. Ce type de permis n’est plus délivré par la CTQ.

L’automne dernier, l’entreprise a déposé à la CTQ une demande de prolongation de permis afin de desservir l’ensemble de la péninsule gaspésienne. Elle souhaitait prendre le relais des municipalités abandonnées par Orléans Express.

Des audiences publiques seront tenues afin de trancher le débat, mais la date n’est pas encore déterminée.

«C’est sûr que je vais travailler pour avoir mon permis. Le transport demeure fragile en Gaspésie, avec un voyage par jour. Est-ce qu’Orléans va rester en Gaspésie? On ne le sait pas», dit le propriétaire de Taxi Fortin, Denis Fortin.