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Les CD en voie d’extinction

Best Buy
Photo d'archives Les magasins Future Shop et Best Buy n’ont plus de CD sur leurs étagères.

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Si vous allez chez Best Buy ou Future Shop dans le but d’acheter un disque compact, vous n’en trouverez pas. Les deux chaînes ont, depuis peu, cessé d’en vendre en magasin, marquant ainsi la fin d’une époque.

Si vous allez chez Best Buy ou Future Shop dans le but d’acheter un disque compact, vous n’en trouverez pas. Les deux chaînes ont, depuis peu, cessé d’en vendre en magasin, marquant ainsi la fin d’une époque.

Autre signe du déclin du format CD au Canada, ces deux grandes chaînes ont tout simplement abandonné l’idée d’en vendre sur leurs étagères.

«Afin de répondre aux nouveaux besoins de nos consommateurs québécois et pour refléter ces nouvelles tendances, nous utilisons l'espace disponible de nos magasins pour des catégories émergentes comme, par exemple, l'électronique prêt-à-porter ou la domotique», confirme le porte-parole de Best Buy et Future Shop au Québec, Thierry Lopez.

Baisse des ventes

Il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre ce qui a poussé Best Buy et sa petite sœur, Future Shop, à prendre cette décision.

Depuis trois ans, les ventes d’albums, sur disque et même en format numérique, sont en baisse au pays. D’ailleurs, la firme Nielsen Soundscan, qui compile les ventes de musique, dévoilait mardi son rapport de fin d’année pour le Canada.

On y voyait clairement que les ventes de CD ont baissé de 7 % par rapport à 2013 et que les ventes d’albums numériques ont diminué de 5 %.

«En effet, avec le déclin rapide de l'industrie physique de la musique au pays, compensé par la montée en popularité des téléphones intelligents et des tablettes, nos clients ont adopté de nouvelles façons d'écouter la musique, de manière numérique et par diffusion internet», fait valoir Thierry Lopez.

Best Buy et Future Shop continueront toutefois de vendre des CD sur leurs sites web respectifs. «Nous sommes heureux d'offrir aux personnes à la recherche de CD des milliers de titres, livrés à leur porte gratuitement pour les commandes de plus de 25 $», précise le porte-parole.

Une tendance certaine

De son côté, le géant Walmart, contacté par  Le Journal, assure qu’il a l’intention de continuer à vendre des CD, malgré la diminution des ventes.

«Pour le moment, nous continuons à offrir des CD à notre clientèle, il y a quand même une demande», affirme Alex Roberton, directeur des relations publiques pour Walmart Canada.

«On accommode cette demande pour le moment. C’est vrai que c’est à la baisse, concède-t-il, mais c’est quelque chose que notre clientèle cherche, alors on continue d’en mettre sur nos tablettes», précise M. Roberton.

Rappelons qu’en janvier 2014, Renaud-Bray a aboli la fonction de disquaire dans ses magasins. La chaîne continue tout de même de vendre des CD.

 


 

My Heart Will Go On dans le top 10

Il surnomme maintenant la Québécoise, Sainte Céline
Best Buy
Photo d'archives

Près de 20 ans après la sortie de la chanson My Heart Will Go On, la pièce chantée par Céline Dion connaît un regain de popularité sur le web.

Surprise dans le rapport de fin d’année de Nielsen, firme qui compile les ventes de musique et l’écoute en ligne (streaming): My Heart Will Go On est en septième position des chansons d’artistes canadiens les plus écoutées sur le web.

La pièce, que l’on a pu entendre dans le film Titanic en 1997, aurait été écoutée sur le web plus de 2,3 millions de fois en 2014.

Céline se situe donc derrière Magic! qui est en première position avec Rude, Robin Thicke avec Blurred Lines, Carly Rae Jepson avec Call Me Maybe, Kiesza avec Hideaway, Shawn Mendes avec Life of the Party et The Weeknd avec Often.

Hausse de l’écoute en ligne

Du côté des pièces les plus écoutées en ligne, toutes origines confondues, Taylor Swift trône, sans surprise, au sommet avec Shake It Off. La pièce aurait été écoutée 19,5 millions de fois. Elle est suivie de Meghan Trainor avec All About that Bass, écoutée 18,5 millions de fois.

Aux États-Unis, l’écoute en ligne a augmenté de 54,5 % en 2014. Impossible, toutefois, de dire si cette façon de consommer de la musique est en hausse au Canada puisque ces données ne sont compilées que depuis juillet chez nous.