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Pétrolia sollicite l'appui de l'État

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Pétrolia demande au gouvernement Couillard de ne pas réduire les crédits d'impôt relatif aux ressources naturelles sous peine de retarder le projet d'exploitation du pétrole de l'île Anticosti.

Ces crédits d'impôts permettent aux entreprises comme Pétrolia d'accéder aux capitaux et de financer leurs activités d'exploration. «Dans le pacte qui unit les promoteurs de ressources naturelles avec le gouvernement nous mettons en valeur les ressources qui appartiennent à l'État. Si on réduit le financement, il y aura moins de mise en valeur des ressources», prévient Alexandre Gagnon, président directeur général de Pétrolia.

Québec a décidé de réduire de 20% les crédits d'impôts aux entreprises. En 2014, cette mesure a soustrait 280 000 $ au financement de Pétrolia sur des travaux admissibles qui ont coûté 4 millions $; en 2013, la réduction du crédit aurait atteint 746 544 $, indique le mémoire présenté par Pétrolia à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 28 sur la mise en vigueur de mesures budgétaires.

«Pour une PME comme la nôtre, ces montants représentent des sommes importantes. Pour les seuls travaux d'exploration, chaque tranche d'investissement de 10 millions crée en moyenne 44 emplois directs et 25 emplois», a plaidé la direction de Pétrolia devant le ministre des Finances Carlos Leitao.

Anticosti

Pétrolia estime que le prix du baril de pétrole remontera à long terme pour atteindre entre 70 et 80 $ le baril vers 2017 ce qui permettra de rentabiliser le pétrole d'Anticosti. «Advenant une découverte positive, il n'y a pas de production envisagée avec 2017. Ce qui compte c'est le prix à long terme et non le prix aujourd'hui.

«Dans le passé, c'est arrivé plusieurs fois que le baril perde plus de 50%. Ces périodes ont duré entre quelques jours et 400 jours. Après, les prix ont toujours repris. C'est arrivé en 1991 et en 1998. Pour nous le projet Anticosti étant à long terme, on se concentre là-dessus», a expliqué le patron de Pétrolia.

La période d'exploration à Anticosti a pris du retard. Aux cinq carottages effectués l'été dernier, au moins 10 autres sont au programme à l'été 2015 pour déterminer les trois meilleurs endroits où il y aura forages avec fracturation prévus à l'été 2016. «On sait qu'il y a du pétrole à Anticosti, confirme Alexandre Gagnon. Ce qu'on ne sait pas c'est combien on peut en produire.»

Pétrolia est sur le point de commercialiser le pétrole conventionnel de son gisement Haldiman, à Gaspé. L'entreprise estime son potentiel de revenus à un milliard $ et qu'il pourrait générer des redevances de 300 millions $ dans les coffres de l'État. Le gouvernement a investi 10 millions $ dans Pétrolia.