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Chris Nilan, Georges Laraque et Bruno Heppell frappent fort

Les trois personnalités unissent leurs voix dans un message contre la violence conjugale

Les anciens hommes forts de la patinoire Chris Nilan et Georges Laraque ainsi que l’ex-joueur des Alouettes Bruno Heppell unissent leurs voix.
Photo Le Journal de Montréal, Martin Chevalier Les anciens hommes forts de la patinoire Chris Nilan et Georges Laraque ainsi que l’ex-joueur des Alouettes Bruno Heppell unissent leurs voix.

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Le thème de la violence conjugale a défrayé les manchettes sportives à plusieurs reprises au cours de la dernière année, mais la prévention constitue encore la meilleure arme pour la contrer.

C’est pour cette raison que le Bouclier d’Athéna, un organisme qui vient en aide aux femmes et aux enfants battus, a décidé de lancer un message publicitaire afin de sensibiliser la population québécoise à ce fléau. Le tout a été dévoilé hier au Cinéma Guzzo du Marché Central.

En collaboration avec les Alouettes de Montréal, «Jamais, jamais» met en vedette Georges Laraque, Chris Nilan et Bruno Heppell qui ont décidé d’unir leurs voix pour la cause.

Bruno Heppell
Les anciens hommes forts de la patinoire Chris Nilan et Georges Laraque ainsi que l’ex-joueur des Alouettes Bruno Heppell unissent leurs voix.
PHOTO MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL

«Quand on regarde les statistiques, il y a plus de 17 000 cas de violence conjugale par année au Québec. Ça n’a pas de bon sens, a souligné Laraque. Personne ne peut dire qu’il ne connaît pas une personne qui abuse physiquement ou psychologiquement d’une femme.

«Avec ma présence ainsi que celles de Chris et Bruno, je suis convaincu que cette campagne va frapper fort.»

En ce qui concerne Heppell, la violence conjugale est une situation à laquelle il a déjà été confronté.

«Il faut arrêter de penser que ça touche seulement les familles des autres, a-t-il souligné. Un des membres de la mienne a déjà eu besoin d’aide et nous étions bien contents de voir qu’il y avait des ressources en place.

«Tu peux être un dur dans ton sport, mais tu ne l’es pas quand tu frappes une femme ou que tu cries après.»

Chris Nilan
Les anciens hommes forts de la patinoire Chris Nilan et Georges Laraque ainsi que l’ex-joueur des Alouettes Bruno Heppell unissent leurs voix.
PHOTO MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL

Le cas Ray Rice

Le monde du football a été secoué par plusieurs scandales de violence conjugale au cours des derniers mois. Celui du porteur de ballon Ray Rice a réveillé les dirigeants de la NFL.

«Son cas été mal géré par le circuit, a commenté Heppell. Par la suite, ils ont pris le taureau par les cornes pour régler le problème et il faut leur lever notre chapeau.

«Laurent Duvernay-Tardif [joueur des Chiefs de Kansas City] m’a notamment raconté qu’il avait été bombardé de conférences sur la question après la diffusion de la vidéo de Rice.

«Pour ce qui est de ce dernier, il aura beaucoup de difficultés à se faire accepter dans un vestiaire s’il ne décide pas de suivre une thérapie.»

Les Alouettes ont été proactifs

Peu de temps après cet épisode, les Alouettes avaient emboîté le pas en invitant les dirigeants du Bouclier d’Athéna afin de tenir une conférence devant leurs joueurs.

Ceux-ci avaient été sensibles aux propos qu’ils avaient entendus, mais ils étaient conscients qu’ils ne sont pas à l’abri d’un dérapage.

Heppell se souvient d’avoir eu un coéquipier qui avait des antécédents de violence conjugale.

«Lawrence Phillips n’avait pas commis ses gestes pendant qu’il faisait partie de notre formation, s’est remémoré l’ancien numéro 33. C’était spécial comme situation dans le vestiaire, même si ça faisait plusieurs années que c’était arrivé.

«Dans ce temps-là, tu laisses la chance au coureur et il faut apprendre à pardonner si la personne est réellement revenue dans le droit chemin.»

Georges Laraque
Les anciens hommes forts de la patinoire Chris Nilan et Georges Laraque ainsi que l’ex-joueur des Alouettes Bruno Heppell unissent leurs voix.
PHOTO MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL

Laraque a des projets plein la tête

Depuis qu’il a quitté la LNH, Georges Laraque n’a pas assez de 24 heures dans une journée tellement il est occupé.

L’ancien homme fort du Canadien enchaîne les projets à un rythme très élevé. Son dernier? Faire partie de l’équipe qui représentera Haïti au prochain championnat du monde de hockey-balle qui se déroulera en Suisse du 17 au 28 juin.

Une initiative qui a été mise sur pied par Billy Cherubin, Daniel De Angelis, Robert Sirois et Mike Fils Aimé.

«C’est du sérieux et ils ont obtenu la permission du consulat de Haïti afin qu’on puisse défendre les couleurs de notre pays d’origine, a indiqué Laraque. Ce n’est jamais arrivé auparavant.»

Le camp d’entraînement a démarré dimanche dernier et la réponse a été très positive même si les élus devront payer leur voyage de leurs poches.

«On était 50 joueurs québécois d’origine haïtienne, a précisé l’ancien de la LNH. Je crois que cette initiative prendra de l’ampleur au sein de notre communauté au cours des prochaines années.»

Retour au jeu en mars

Ce camp permettra aussi à Laraque de se remettre en forme pour son retour au jeu sur la glace prévu pour le mois prochain en Norvège.

Il a récemment signé un contrat avec le Lokomotiv Fana de Bergen, une formation de deuxième division.

«Pendant le dernier lock-out, j’ai joué en Suède. C’est le même gérant, qui est maintenant à la tête de Bergen, qui m’a contacté par Facebook, a raconté Laraque. Je vais jouer les deux derniers matchs [7 et 8 mars] de la saison régulière et si mon dos tient le coup, je participerai aussi aux séries.»

Pour ceux qui se le demandent, l’ancien du Tricolore est encore aux prises avec deux hernies discales. C’est cette même blessure qui l’a empêché de faire son boulot comme il le souhaitait à l’époque.

«Je n’ai plus mal au dos depuis plusieurs mois, mais je ne sais pas comment il va réagir lorsque je recevrai des contacts», a précisé celui qui a longtemps été considéré comme le dur à cuire le plus craint de la LNH.