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Douloureux souvenir

François Hamelin dit assumer ses déboires de Sotchi

François Hamelin
Phot ANDREJ ISAKOVIC / AFP François Hamelin a appris à vivre avec le souvenir de sa chute en demi-finale du relais aux Jeux olympiques de Sotchi.

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Le mois de février 2015 de François Hamelin s’annonce moins turbulent que celui d’il y a un an à Sotchi.

Les prochains jours marqueront le premier anniversaire des Jeux olympiques, que l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste avait vécus en bouleversements. Une série de chutes avait miné l’objectif avoué de cinq médailles que le Canada voyait en elle, mais qui s’était plutôt résumé à celles en or de Charles Hamelin au 1500 m, d’argent au relais féminin et de bronze de Charle Cournoyer au 500 m.

«Oui, je suis guéri (de ce souvenir) parce que je peux maintenant en parler librement et même que je peux en rire. Je n’ai d’autre choix que de l’assumer. Suis-je tanné d’en parler? Le processus de guérison a fait en sorte que je suis bien maintenant avec la situation et je l’assume. Autant on m’a parlé de ma médaille d’or aux Jeux de Vancouver (en relais), autant on me parle souvent de ce qui est arrivé à Sotchi. Ça fait partie de mon parcours. J’en ai retiré de grandes leçons et j’ai un message différent à véhiculer», avoue Hamelin, joint en marge de la Coupe du monde à Dresden en Allemagne, en fin de semaine.

«J’en prends la responsabilité»

Le cadet des frères Hamelin a sans doute été le plus marqué pour les déboires canadiens en raison de sa chute en demi-finale du relais masculin. Il venait d’emporter avec lui les espoirs d’une médaille que nourrissaient ses équipiers. Malheureux signe du hasard, sa déveine a été suivie cinq jours plus tard par les chutes de son frère Charles, durant les qualifications du 500 m, et de sa «belle-soeur» Marianne St-Gelais au 1000 m.

«Posez la question à mes coéquipiers et ils vont tous dire: on a perdu en équipe. En fin de compte, je suis tombé parce que j’ai accroché un bloc. C’est une erreur. J’avais peut-être accroché seulement cinq blocs dans ma carrière jusque-là, mais il a fallu que ça m’arrive une fois à Sotchi. Je suis tombé et j’en prends la responsabilité», affirme aujourd’hui le patineur de 28 ans, qui dit avoir profité du soutien de ses proches dans la tourmente.

«C’est facile de féliciter quelqu’un qui gagne, mais j’ai appris depuis les moments que j’ai vécus que ce sont les vrais amis et les personnes qui nous sont proches qui nous encouragent le plus quand on perd. Depuis ce temps, j’ai appris à consacrer plus d’énergie à ces gens. C’est sûr que Charles et mon père m’ont été précieux.»

Une année à la fois

Hamelin a récemment subi un autre coup dur lorsque les entraîneurs de Patinage de vitesse Canada ne l’ont pas retenu pour les championnats mondiaux à Moscou, du 13 au 15 mars.

«Je suis encore en train de digérer cette décision. Je n’ai pas encore pris de décision à savoir si je continue jusqu’aux prochains Jeux. Pour l’instant, c’est une année à la fois.»