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Les libéraux appuient le projet de loi antiterroriste des conservateurs

Justin Trudeau
Photo courtoisie Justin Trudeau

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OTTAWA  |  Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a annoncé mercredi que son parti appuiera le projet de loi antiterroriste présenté vendredi dernier par le gouvernement conservateur.

«Nous devons être au-dessus de la partisanerie politique dans ce dossier. Je crois que nous pouvons tous être d’accord qu’il faut travailler ensemble pour que les Canadiens soient en sécurité, et ce, tout en respectant les valeurs que nous chérissons en matière de liberté», a indiqué M. Trudeau.

Le projet de loi C-51 vise à accroître les pouvoirs des agences de sécurité du pays, notamment le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), dans la lutte au terrorisme.

Les amendements législatifs prévoient, entre autres, d’accorder aux juges de décerner un mandat autorisant la saisie de propagande terroriste ou d’ordonner la suppression d’un site web canadien faisant l’apologie du terrorisme.

Le projet de loi C-51 modifie aussi le Code criminel pour rendre illégal le fait de préconiser ou fomenter la perpétration d’infractions de terrorisme. Une personne reconnue coupable d’une telle infraction risque une peine maximale de cinq ans.

En outre, le projet de loi autorise les organisations fédérales à communiquer de l’information aux agences de sécurité canadiennes.

«Il y a beaucoup de propositions dans ce projet de loi qui augmentent la sécurité des Canadiens, qui augmentent la capacité de notre gouvernement pour garder les Canadiens en sécurité», a précisé M. Trudeau qui continuera à réclamer des mécanismes de surveillance des agences de renseignement.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a dit lundi que C-51 propose certains éléments «utiles», mais que son parti veut aussi que les mécanismes de surveillance soient accrus.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair.
Photo Reuters
Le chef du NPD, Thomas Mulcair.

«Si on donne des pouvoirs plus importants, il faut que la surveillance de ces pouvoirs soit aussi renforcée», avait-il précisé.

Étant majoritaire aux Communes, le gouvernement Harper n’a pas besoin de l’appui de l’opposition pour faire adopter son projet de loi.