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Fusions envisagées dans les districts de la SQ

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Photo Archives / Agence QMI

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Les compressions budgétaires de 30 millions $ demandées à la Sûreté du Québec (SQ) par le gouvernement Couillard pourraient mener à des fusions dans les différents districts du service.

Il s’agirait de l’une des solutions envisagées par le grand patron de la Sûreté du Québec, Martin Prud’Homme, dans son mandat d’assainir les finances de la police provinciale, qui devrait subir une véritable restructuration. Selon les informations obtenues par Le Journal, les dix districts actuels pourraient être ramenés à trois, permettant ainsi de réduire le nombre d’officiers en place.

Québec, Montréal et la Montérégie deviendraient les trois têtes de ces super districts. Le premier engloberait les villes de l’est, le second se concentrerait sur l’ouest et le nord alors que le troisième fusionnerait avec Trois-Rivières et Sherbrooke.

Grandes enquêtes

Le Journal a aussi appris que les enquêtes policières «initiées», c’est-à-dire qui sont enclenchées par les autorités et non pas à la suite d’une plainte, seraient victimes des coupes financières.

Depuis l’entrée en fonction de M. Prud’Homme, l’automne dernier, les budgets pour les opérations de filature, d’écoute électronique ou de surveillance se feraient attendre. Cela ralentirait le processus d’enquête et de renseignement sur le trafic de stupéfiants, l’alcool et les cigarettes de contrebande ainsi que la prostitution, par exemple.

Restructuration

La Sûreté du Québec réfute toutefois ces informations. «Il faut regarder plus loin que ça, sur ce qui détermine le délais pour mener une enquête à terme. C’est facile de dire que ça a rapport aux budgets alors que ce n’est pas ça du tout [...] Les enquêtes se poursuivent comme toujours et les moyens nécessaires sont déployés pour arriver à nos fins», avance le porte-parole Guy Lapointe.

S’il confirme qu’un grand ménage est en cour au sein du service pour «revoir la structure et le niveau d’encadrement», Guy Lapointe refuse de confirmer les hypothèses soulevées. «Quand l’exercice sera terminé, on va rencontrer nos gens à l’interne et ensuite on pourra en discuter publiquement», a-t-il résumé, précisant que cette restructuration, qui vise principalement les cadres et les gestionnaires, n’aura pas d’impact sur la population.

Officiers

Rappelons que La Presse révélait mercredi que 150 des 400 postes d’officiers de la SQ devraient disparaître à la suite de départs à la retraite et d’attrition. Martin Prud'homme devrait annoncer ses orientations le 25 février lors d’une rencontre à laquelle ont été conviés tous les cadres et officiers du service.

Le Bureau parlementaire du Journal avait dévoilé en janvier que le nouveau grand patron de la Sûreté du Québec, toujours dans un contexte d’austérité, avait suspendu 34 nominations faites par son prédécesseur, privant ainsi ces policiers de promotions qui leur avaient été promises.