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La Saint-Valentin attendra

Marianne St-Gelais et Charles Hamelin
© Les archives AFP Marianne St-Gelais et Charles Hamelin

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À l’autre bout du fil, depuis la Turquie, Marianne St-Gelais et Charles Hamelin sont prêts pour la Coupe du monde prévue à Erzurum de vendredi à dimanche.

L’accent est inévitablement mis sur la préparation de ce qui est la dernière compétition internationale avant les Championnats du monde qui suivront en mars.

«C’est notre dernière chance d’amasser des informations sur les compétiteurs avant les Mondiaux, reconnaît Charles. Il y a les Russes, les Coréens, mais aussi Sjinkie Knegt, un Hollandais.»

Pour le couple chéri du sport amateur québécois, la Saint-Valentin devra attendre.

«De toute façon, je ne sais pas trop si on peut trouver ça en Turquie des cœurs et d’autres choses pour la Saint-Valentin, a laissé tomber Charles, en riant. Ça va être plus au retour. Sinon, ça va nuire à la compétition.»

«J’aime mieux avoir plus de cadeaux de fête qu’un cadeau de Saint-Valentin», réplique immédiatement Marianne, qui célébrera ses 25 ans, le 17 février.

Même à travers le combiné, les patineurs font sentir leur complicité. Visiblement, le couple arrive à bien composer avec cette vie qui ne les place jamais bien loin l’un de l’autre.

«On a une règle qui est de ne jamais trop en rapporter à la maison, indique la jeune femme de St-Félicien. Il faut qu’on se retrouve là-dedans. C’est important! Il y a des moments où nous devons juste être Charles et Marianne. Nous ne sommes pas que les patineurs.»

Dans les moments libres, à l’extérieur de la patinoire, le couple va ainsi parfois se détendre au cinéma, pas loin de la maison.

«Mais plus souvent, on va juste chercher du pop-corn et on écoute un film chez nous», précise Marianne.

S’apporter l’un et l’autre

Même en laissant autant que possible leur carrière à l’aréna, il est évident que les deux athlètes ont aussi, au quotidien, des discussions sur le sujet.

«Ç’a aussi des avantages d’être tous les deux là-dedans, ajoute Marianne. Quand je dis à Charles que je n’avais vraiment pas de jambes à l’entraînement, il sait ce que ça veut dire. Il sait exactement comment je me sens.

«Charles est plus calme et plus posé pour analyser, poursuit-elle. Je l’admire extrêmement pour ça.»

Charles complète: «Marianne a pris des choses de moi, mais j’ai pris des choses d’elle aussi. Avant de connaître Marianne, j’étais super gêné, j’avais de la misère à m’exprimer, j’ai beaucoup évolué de ce côté-là.

«Marianne m’aide aussi à prendre les choses à la légère, parfois. Elle est bonne pour ne pas se mettre de mauvais stress et je tente de faire la même chose.»

Au fond, Marianne et Charles essaient simplement de s’équilibrer, un peu comme tous les couples du monde entier.

Et comme dans tous les couples, Charles a intérêt à ne pas oublier l’anniversaire de Marianne à leur retour de Turquie. Ça va prendre plus que du pop-corn et qu’un cœur en chocolat.