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Dans le monde des recruteurs

Six dépisteurs d’expérience travaillant pour des équipes de la LNH nous parlent de leur métier

Claude Carrier
Photo agence QMI, Pier-Yves Carbonneau-Valade Claude Carrier est recruteur pour les Devils depuis 31 ans et il préfère continuer de prendre des notes à la main lors des matchs.

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Ils travaillent dans l’ombre, mais leur jugement peut assurément avoir un impact important dans les succès d’une équipe de la LNH.

Peu importe qu’on les appelle recruteurs, dépisteurs ou éclaireurs, ces hommes qui sillonnent les arénas des ligues de calibres junior et collégial à l’affût de joueurs qui aspirent aux rangs professionnels adorent le hockey avant toute chose.

Il le faut, car c’est un travail exigeant en raison des nombreux déplacements qu’ils sont appelés à effectuer. Et ce n’est pas toujours agréable de s’asseoir dans ces amphithéâtres mal chauffés.

Les recruteurs amateurs qui travaillent à temps plein passent en moyenne 25 jours par mois loin de la maison.

On estime leur salaire annuel entre 75 000 $ et 100 000 $. Un recruteur à temps partiel gagne entre 20 000 $ et 40 000 $ par an.

Par contre, le salaire annuel d’un directeur du recrutement comme Trevor Timmins à ­Montréal peut s’élever à 400 000 $.

Rapports Détaillés

Ces connaisseurs épient, évaluent et rencontrent les joueurs. Ils discutent avec les entraîneurs et avec les parents à ­l’occasion.

Ils dressent des rapports d’évaluation détaillés sur chaque joueur susceptible d’intéresser leur organisation en vue du repêchage annuel de juin.

Toutes les équipes, sauf les ­Devils du New Jersey, utilisent le système du logiciel RinkNet pour rédiger les rapports.

Le Journal de Montréal a rencontré six recruteurs bien connus qui sont des vétérans du métier. Ils s’expriment avec passion sur leur boulot, y allant de quelques confidences.

Ils nous parlent de leur train de vie, qui n’a rien en commun avec du 9 à 5, de ce qui les passionne dans leur boulot et de ce qui les incite à continuer, même s’ils ont passé l’âge de la retraite dans certains cas.

Ils nous parlent aussi de leurs mauvaises expériences sur la route, de leurs bons et mauvais coups au repêchage, etc.