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Le nouveau ministre interpellé

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Photo Agence QMI

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Les centaines de manifestants qui ont pris les rues de Montréal samedi après-midi ont exhorté le nouveau ministre de l’Éducation, François Blais, à freiner les compressions.

«On a envie de lui dire de se tenir debout. Le bilan du gouvernement en éducation est déplorable pour l’instant. À ce rythme-là, ce n’est pas soutenable», prévient Jonathan Bouchard, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

Plus tôt cette semaine, le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, a démissionné pour être remplacé par François Blais.

Le remaniement ministériel donnait un nouvel espoir aux centaines de personnes qui s’étaient retrouvées, hier à Montréal, pour dénoncer les coupes dans l’éducation.

Le gouvernement souhaite en effet imposer des compressions de 200 millions de dollars aux universités québécoises.

«Il faut que les choses changent. On ne peut pas continuer de couper dans nos services. Nos classes sont pleines à craquer. On manque de professeurs. On joue avec notre avenir», déplore Romain Gayet, 24 ans, étudiant à Polytechnique.

Une manifestation festive

Les manifestants, principalement des membres des associations syndicales et étudiantes ont marché dans une ambiance festive du parc Émilie-Gamelin au bureau du premier ministre Philippe Couillard sur la rue McGill.

À 14 h 30, la manifestation était terminée, sans qu’il y ait eu de débordement. Le trajet avait été donné à l’avance à la police.

Josiane Plourde, qui travaille à la formation d’enseignants à Montréal, était venue pour dénoncer les conséquences des mesures d’austérité au primaire et au secondaire.

«Les professeurs ont moins de ressources pour les projets. Ils sont démotivés. Le gouvernement veut faire des économies à court terme alors que c’est la société qui va payer plus tard», dit-elle.

Des professionnels de la petite enfance étaient également présents.

«Les étudiants sont venus pour nous soutenir, alors c’est notre tour», dit Annie Broekaert, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial des Laurentides.

Crise de légitimité

Aucune pancarte de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) n’était pourtant en vue dans la foule.

L’association a annoncé cette semaine vouloir se désaffilier de la FEUQ. Pour Jonathan Bouchard, ce coup d’éclat ne vient vraiment pas au bon moment.

«Il y aura sûrement de nouvelles coupes dans le prochain budget. C’est le temps de faire front commun et de s’unir, pas de se dissocier», prévient-il.

La prochaine grande manifestation aura lieu le 1er mai.

 

Ce qu’ils ont dit

« Quand on coupe dans l’éducation, on coupe dans l’avenir de nos jeunes»

- Isabelle Bélanger, 24 ans, étudiante en enseignement.

« Il faut continuer à faire entendre notre mécontentement »

- Marie-Claude Langlais, 42 ans, directrice de CPE à Hochelaga-Maisonneuve

« L’éducation, ce n’est pas seulement une ligne dans un budget »

- Romain Gayet, 24 ans, étudiant à Polytechnique