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Timmins préfère ne pas savoir...

...le nombre de jours passés loin de chez lui dans une année

DM remparts-40 Trevor Timmins
Photo d’archives Trevor Timmins ne compte pas ses heures dans le rôle de directeur du recrutement pour le Canadien.

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Le job de directeur du recrutement est le plus exigeant car non seulement doit-il superviser le travail de tout son personnel de dépisteurs, mais il est souvent appelé à voyager du côté de l’Europe pour voir à l’œuvre les principaux espoirs.

Trevor Timmins, qui gère le travail de 14 recruteurs amateurs chez le Canadien, avoue que son rythme de vie est infernal. Il trouve ça difficile de ne pas pouvoir passer plus de temps à la maison avec sa conjointe et leur fils de 10 ans.

«Oui, je suis toujours sur la route. Je ne suis pas un membre élite d’Air Canada et de diverses chaînes d’hôtel par accident.

«Je préfère ne pas savoir combien de jours par année je passe loin de la maison, car ça serait un brin décourageant...», lance Timmins, qui aimerait bien obtenir un jour un poste de directeur général dans la LNH.

Comme des gars à la Baie James

Pierre Mondou a déjà agi lui aussi à titre de directeur du recrutement chez le Canadien. C’était dans les années 1990 et les longs voyages ne lui plaisaient guère.

«J’avais abandonné cet emploi à l’époque parce que je trouvais ça trop difficile d’être toujours parti de la maison», avoue le recruteur des Devils.

«Aujourd’hui, je m’occupe uniquement des territoires du Québec et de l’Ontario. La plupart du temps, je reviens dormir à la maison.

«Ça fait une grosse différence, poursuit Mondou. Je n’envie pas mon collègue Claude Carrier, qui doit passer un temps fou à l’extérieur de chez lui. Son job est comparable à un travailleur qui passe 200 jours par année sur les chantiers à la baie James.»

Plus de pression pour un recruteur québécois

Mondou a vécu cette pression que subit Timmins à titre de directeur du recrutement du Canadien.

«C’est certain que tu la ressens, surtout lorsque tu demeures au Québec à l’année, raconte le Sorelois. Les amateurs me parlaient constamment de nos choix au repêchage. Des bons comme des mauvais.»

Parmi ses meilleurs coups, il y a eu la sélection d’Andrei Markov lors du repêchage de 1998. Un choix de sixième ronde, rappelons-le.

«Je l’avais fortement recommandé, car on le suivait de près depuis trois ans, souligne Mondou. Mais je tiens à dire que ce fut une décision d’équipe. Ce n’est jamais la décision d’un seul homme.

«Markov avait été repêché en sixième ronde seulement parce qu’il avait un an de plus que les autres joueurs. Il n’avait pas été sélectionné en 1997, n’ayant pas signé un formulaire qui lui permettait de se libérer de son équipe en Russie.»

Il va sans dire que Mondou est fier du parcours de Markov, qui est toujours, 17 ans plus tard, un pilier à la défense du Canadien.