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Un boulot exigeant qui use son homme

Claude Carrier
Photo agence qmi, Pier-Yves Carbonneau-Valade Claude Carrier est recruteur pour les Devils depuis 31 ans et il préfère continuer de prendre des notes à la main lors des matchs.

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Claude Carrier, qui en est à sa 31e année comme recruteur pour les Devils du New Jersey, s’est fait un nom en 1990 lorsqu’il a convaincu la direction de l’équipe de repêcher Martin Brodeur au lieu d’un certain Trevor Kidd.

Maintenant âgé de 66 ans, Carrier rend toujours de précieux services aux Devils.

«C’est un métier qui exige beaucoup de déplacements et de longues heures de travail», raconte-t-il au retour d’un voyage de 15 jours dans l’Ouest.

«Je ne rajeunis pas, ajoute l’adjoint au directeur du recrutement, David Conte. Je ne suis cependant pas prêt à me retirer. Je suis en bonne santé et je travaillerai pour les Devils aussi longtemps qu’ils voudront bien de mes services.

«J’admets, par contre, que je trouve les voyages en Europe de plus en plus plus difficiles. Ça rentre dans le corps.»

À leur manière

Carrier, qui a amorcé sa carrière de recruteur avec les Capitals, continue de prendre des notes sur des feuilles durant les matchs.

«J’aime travailler de cette façon. Je préfère les retranscrire le lendemain sur mon ordinateur.»

Les Devils sont la seule équipe de la LNH à ne pas utiliser le logiciel RinkNet. Lou Lamoriello ne fait jamais rien comme les autres...

«On a développé notre propre programme, explique Carrier. Ainsi, les autres équipes ne peuvent pas nous copier.»

Alain Chainey en a eu marre

C’est un métier qui use son homme. Alain Chainey, qui a beaucoup voyagé durant les 11 années qu’il a passées dans le rôle de directeur du recrutement des Ducks d’Anaheim, a tiré la «plogue» en 2012.

L’homme âgé de 62 ans fait partie aujourd’hui du personnel d’analystes de hockey pour le réseau TVA Sports.

«Pendant 20 ans, j’ai travaillé 25 à 27 jours par mois, loin de ma famille. J’ai calculé avoir passé l’équivalent de cinq ans de ma vie dans des chambres d’hôtel», confie Chainey.

«C’est un rythme de vie essoufflant, ajoute-t-il. Tu cours partout. Tu consacres un temps fou à voyager, à planifier des déplacements. On devient comme drogué par le travail. La fatigue nous gagne.

«Les journées de congé sont rares. Je ne voyais pas souvent mes filles Mélanie et Isabelle lorsqu’elles étaient adolescentes. Je lève mon chapeau devant les vétérans qui continuent de faire ce boulot. Ils ont beaucoup de mérite», prend soin de mentionner Chainey.