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Fortes hausses de salaire en vue pour les députés

Assemblee Nationale, Quebec, Colline parlementaire, Parlement
Photo Stevens LeBlanc / Agence QMI

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Alors qu’il propose de maigres augmentations de salaire aux employés de l’État, le gouvernement Couillard s’apprête à majorer généreusement ceux des députés de l’Assemblée nationale, a appris notre Bureau parlementaire.

Le ministre Jean-Marc Fournier prépare un projet de loi visant à revoir la rémunération des députés en s’inspirant du rapport remis par l’ex-juge de la Cour suprême du Canada Claire L’Heureux-Dubé. «Ça va toucher autant les primes de départ que la rémunération globale des députés», a confirmé l’attaché de presse de M. Fournier, Félix Rhéaume.

Déposé en novembre 2013, le rapport L’Heureux-Dubé recommandait d’augmenter le salaire annuel des députés de 118 686 $ à 136 686 $; celui des ministres et du chef de l’opposition augmenterait de 154 326 $ à 217 616 $ et le salaire du premier ministre devrait bondir de 196 808 $ à 272 020 $. Les augmentations proposées varient de 14 % pour les députés à 41 % pour le premier ministre.

L’opération se ferait à coût nul puisque les élus devraient dire adieu, sauf pour des raisons de santé, aux indemnités de transition en cours de mandat. Ils verraient leur cotisation à leur régime de retraite passer de 21 % à 41 % et leur rente maximale réduite de 100 % à 70 % de leur salaire.

«C’est l’essence que le projet de loi va reprendre», a précisé M. Rhéaume.Le projet de loi sera déposé à l’Assemblée nationale d’ici la fin de la session parlementaire.

Le premier ministre Philippe Couillard a manifesté l’intention de s’inspirer du rapport L’Heureux-Dubé pour revoir la rémunération des députés et abolir l’indemnité de transition versée aux députés qui quittent leurs fonctions en cours de mandat.

Dans la foulée du départ controversé de l’ex-ministre de l’Éducation Yves Bolduc, le Parti québécois entend déposer un projet de loi visant à abolir les indemnités de départ pour les députés qui s’en vont sans terminer leur mandat. Le gouvernement Marois avait proposé un tel projet de loi en 2013, et les libéraux en avaient empêché l’adoption.

L’intention du premier ministre semble sourire au PQ. «Il semble que nous soyons d’accord. Ou bien nous parviendrons à nous entendre à travers une adoption totale ou partielle du rapport L’Heureux-Dubé ou on ira avec (notre) projet de loi», a confié le député Stéphane Bergeron.