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Le recyclage plafonne au Québec

59 % des Québécois participaient à la collecte en 2012, soit le même taux qu’en 2010

Ce centre de tri pourrait remarquer des changements dans le monde du recyclage, puisque l’industrie veut se donner des objectifs.
Photo d’archives Ce centre de tri pourrait remarquer des changements dans le monde du recyclage, puisque l’industrie veut se donner des objectifs.

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À la veille de célébrer ses 25 ans d’existence, Recyc-Québec estime que le système mis en place a atteint ses limites et souhaite donc donner un second souffle au recyclage et à la consignation.

La présidente, Josée Duplessis, entend lancer un grand chantier de consultations au plus tard à l’automne. «Pour dépasser le plafond que nous avons atteint, il va falloir améliorer le système. Être créatifs et se doter d’objectifs courageux. On ne peut plus s’asseoir sur nos acquis», a-t-elle déclaré en entrevue avec le canal Argent.

Selon les données recueillies par Recyc-Québec, en 2012, 59 % des Québécois participaient à la collecte sélective, soit le même taux qu’en 2010. Quelque 1,1 million de tonnes de matières résiduelles ont été acheminées aux divers centres de tri en 2012, représentant une hausse de 5 % en deux ans. En ce qui concerne les matières organiques, à peine 25 % des déchets compostables sont récupérés alors que l’objectif est de 60 % pour 2015.

Congédiement du DG

Comme premier geste de ce virage, les administrateurs ont décidé de congédier leur directeur général, Benoît De Villiers, arrivé en poste en juillet 2013. La nomination de M. De Villiers en avait surpris plusieurs, il y a un an et demi, puisqu’il est formé en administration des affaires et a passé plusieurs années à la Fédération des Caisses Desjardins et à l’organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec.

Dans un communiqué laconique, Recyc-Québec s’est contentée de mentionner que «[le conseil d’administration] en était venu à la conclusion que la vision du PDG n’était pas alignée avec le développement stratégique de la société d’État».

Refusant d’en dévoiler davantage sur les motivations de ce congédiement, Josée Duplessis a préféré dire vouloir ainsi insuffler une nouvelle énergie.

«Pour cela, ça prenait quelqu’un de différent», a-t-elle précisé.

La consigne au cœur de l’avenir

Créée pour mettre en place une consigne sur les pneus, en 1990, à la suite de l’incendie de site de dépôt de Saint-Amable, Recyc-Québec est consciente que la question de la consigne soulève de graves défis.

«On sait que dans bien des cas, la qualité de la consigne n’est pas au rendez-vous. Mais je ne vous dirai pas si Recyc-Québec est en faveur ou pas. Il va falloir en débattre», a analysé Josée Dupuis.


Des détaillants et embouteilleurs veulent l’abolition de la consigne de contenants en verre, plastique et aluminium afin que les matières soient envoyées au bac bleu et servent à en augmenter l’utilisation. De leur côté, des mouvements écologistes souhaitent l’augmenter.

 


En 2012

  • 59 % des Québécois recyclaient
  • 1,1 million de tonnes de matières recyclables ont été acheminées à différents centres de tri
  • 25 % des déchets compostables sont récupérés
  • L’objectif de récupération des déchets compostables est de 60 % en 2015

 

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