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C’est le temps des sucres!

La semaine de relâche a donné le coup d’envoi de la saison des cabanes à sucre

D'origine péruvienne, Paulo Veliz a initié sa fille Maya Veliz-Gampel aux plaisirs de la tire sur la neige.
Photo Le Journal de Montréal, Judith Plamondon D'origine péruvienne, Paulo Veliz a initié sa fille Maya Veliz-Gampel aux plaisirs de la tire sur la neige.

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Les cabanes à sucre ont fait le plein de visiteurs ce week-end, alors que les producteurs de sirop s’attendaient à voir leurs érables couler d’un jour à l’autre.

«On se croise les doigts pour que ça coule cette semaine avec le redoux», a dit Yanick Boucher, le propriétaire de l’Érablière Sous-Bois, à Mont-Saint-Grégoire.

Si les prévisions météorologiques se concrétisent, les acériculteurs pourraient assister à une première coulée aussi tôt que mardi, car le mercure grimpera à 5 °C dans la journée et redescendra à -7 °C dans la nuit.

«Ça prend un gel la nuit et un dégel le jour, avec un écart d’au moins 10 degrés entre les deux», a rappelé Maxime Constantin, propriétaire de la cabane à sucre Famille Constantin, à Saint-Eustache.

Isaac Chartrand a dégusté quelques tires d'érable.  Il est ici accompagné de ses parents, Francis Chartrand et Cathy Roussel.
Photo Le Journal de Montréal, Judith Plamondon
Isaac Chartrand a dégusté quelques tires d'érable. Il est ici accompagné de ses parents, Francis Chartrand et Cathy Roussel.

Vers une bonne cuvée ?

Impossible de savoir pour l’instant si la saison 2015 sera aussi bonne que celle des deux dernières années. En 2013, les producteurs avaient produit pas moins de 120,3 millions de livres de sirop d’érable, un record absolu au Québec.

«Si c’est une bonne saison, les érables vont couler pendant quatre à cinq semaines. Mais si on a droit à un feu de paille, ça durera à peine deux semaines», a souligné Mélanie Charbonneau, de l’Érablière Charbonneau à Mont-Saint-Grégoire.

Sébastien, Étienne et Zoé Fortin-Bélair ont dégusté quelques tires d'érable.
Photo Le Journal de Montréal, Judith Plamondon
Sébastien, Étienne et Zoé Fortin-Bélair ont dégusté quelques tires d'érable.

La cabane a la cote

En attendant que les érables libèrent leur précieuse sève, des centaines de familles ont profité de la dernière fin de semai­ne de relâche pour aller manger un repas traditionnel à la cabane à sucre.

«On est des vrais amateurs. Juste cette année, c’est notre deuxième fois», a dit Francis Chartrand, rencontré à la cabane de la Famille Constantin.

D’origine péruvienne, Paulo Veliz tenait à faire découvrir cette tradition québécoise à sa petite Maya, âgée de trois ans. «C’est sa première cabane à sucre, alors c’est un moment spécial pour nous», a mentionné le père, alors que sa fillette engloutissait sa troisième tire d’érable de la journée.

Selon Maxime Constantin, si les cabanes à sucre connaissent un regain de popularité ces dernières années, c’est en partie grâce aux différentes communautés culturelles.

«C’est une grosse partie de ma clientèle! Ce sont des gens qui ont envie de vivre cette expérience typiquement québécoise», a dit l’homme d’affaires, qui affirme qu’il n’y a pas d’accommodements spéciaux pour ces clients.

De son côté, Mélanie Charbonneau constate que son érablière a la cote auprès des touristes japonais et français. «Les Japonais ont la dent sucrée et ils adorent le sirop, a-t-elle souligné. Les Français, eux, ils recherchent le côté rustique de la cabane en bois rond et les tours de chevaux.»


 
Le sirop d'érable en chiffre
  • Le Québec produit 75% de la production mondiale de sirop d’érable.
  • 7300 entreprises acéricoles en 2014;
  • 113,7 millions de livres de sirop d’érable produits;
  • Revenus de 345 millions $ en 2013.

Source: Fédération des producteurs acéricoles du Québec